[Service Presse] Le chien noir, Lucie Baratte

Le chien noir

Broché – 188 pages
Publié le 11 mars 2020
Editions du Typhon
– Service Presse –

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~ 4e de couverture ~

Il était une fois un conte obscurci, englouti par un océan de ténèbres, qui gisait tout au fond du foyer des histoires, étouffé en secret sous le gris de la cendre.

Dans un pays lointain, la jeune Eugénie est mariée de force au mystérieux Roi Barbiche par son père. Commence alors pour elle un voyage aux confins du monde, qui l’entraînera dans un château rempli de noirceur.

Pensé à la fois comme une relecture de Barbe Bleue, une réponse littéraire aux contes des Précieuses du XVIIIe siècle et aux romans magiques d’Angela Carter, Le chien noir s’inscrit dans une histoire féminine de la littérature. Celle d’Anaïs Nin, de Mary Webb, en passant par les sœurs Brontë ; des autrices qui refusent l’ordre établi et le bousculent par l’expression d’un désir éclatant. La mise en lumière de l’étrangeté personnelle devient ainsi une arme d’émancipation.

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~ Mon avis ~

Un grand merci aux Editions du Typhon pour m’avoir permis de découvrir la première fiction de Lucie Baratte, Le chien noir. Si vous vous souvenez, j’avais pu découvrir le premier livre de cette auteure en 2017, un road-trip sur les traces de Janis Joplin, intitulé Looking for Janis. D’ailleurs, à cette occasion, j’avais pu l’interviewer et déjà, Lucie parlait de cette fiction, Le chien noir.

Le chien noir relate la rencontre entre une princesse, Eugénie, et… un chien noir (quel suspens !). Eugénie a été mariée de force à un vieux, riche roi d’une lointaine contrée et elle va rencontrer l’animal sur le trajet qui l’amène dans sa nouvelle demeure. Dans cette fiction aux allures de contes, Lucie Baratte relate l’histoire d’une jeune femme soumise à la volonté des hommes, du rejet de son père à la manipulation de son mari. Néanmoins, dans la froideur, et la noirceur d’un château, cette princesse cherche à s’émanciper et se construire en tant qu’être et non objet.

A travers la forme du conte, Lucie Baratte offre une relecture de Barbe Bleue. Elle noie son lecteur quant à l’époque de son récit en distillant des anachronismes. Néanmoins, pour une première fiction, elle est très réussi. L’histoire demeure malgré tout très cohérente.

Comme tous les contes, le lecteur se doit de réfléchir sur des thématiques. Dans Le chien noir, il s’interrogera sur la place de la femme mais aussi sur le rôle qu’elle doit avoir dans notre société et les différences qui existent. Une thématique forte et engagée, bien en accord avec le monde actuel.

J’ai beaucoup apprécié la présence d’une postface, rédigée par Elizabeth Lemirre, qui offre une analyse du texte de Lucie Baratte.

De plus, l’auteure met à disposition un site internet pour compléter la lecture de son texte.

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