[Sortie du jour] Le Stradivarius de Goebbels, Yoann Iacono

Broché – 271 pages
Publié le 7 janvier 2021
Editions Slatkine & Cie

– Service Presse –

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~ 4e de couverture ~

Un cadeau empoisonné

Le roman vrai de Nejiko Suwa, jeune virtuose japonaise à qui Joseph Goebbels offre un Stradivarius à Berlin en 1943, au nom du rapprochement entre l’Allemagne nazie et l’Empire du Japon.
Le violon a été spolié à Lazare Braun un musicien juif assassiné par les nazis.
Nejiko n’arrive d’abord pas à se servir de l’instrument. Le violon a une âme. Son histoire la hante.
Après-guerre, Félix Sitterlin, le narrateur, musicien de la brigade de musique des Gardiens de la Paix de Paris est chargé par les autorités de la France Libre de reconstituer l’histoire du Stradivarius confisqué.
Il rencontre Nejiko qui lui confie son journal intime.

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~ Mon avis ~

Un grand merci à l’auteur, Yoann Iacono et aux Editions Slatkine & Cie pour l’envoi en avant-première de Le Stradivarius de Goebbels.

Dans ce roman, l’auteur a effectué un énorme travail de recherche pour retracer la vie d’une violoniste japonaise, Nejiko Sewa, qui a reçu en 1943, un violon des mains de Joseph Goebbels. Dans ce contexte de la Seconde guerre mondiale, on ne doute pas que le violon (un Stradivarius d’après Goebbels) a été spolié à un musicien juif. A travers des faits réels, Yoann Iacono a romancé cette biographie de Nejiko Sewa, en incluant le narrateur dans son histoire.

Dès les premières lignes, j’ai été immergée dans au coeur de la Seconde guerre mondiale, aux côtés de Nejiko Sewa. Je ne connaissais pas cette musicienne japonaise, pourtant c’est l’une des plus grandes violonistes nippones !

Avec une plume agréable et fluide à lire, Yoann Iacono nous relate la vie de cette jeune violoniste déjà bien reconnue par ses pairs mais également le contexte historique dans lequel elle vit, où tous les aspects de la vie, y compris la musique sont une affaire de politique. Nejiko Sewa n’a pas forcément conscience de tout cela, pour elle, la musique est libre, mais rien que le fait que ce soit Joseph Goebbels qui lui remet un Stradivarius lors d’une célébration des relations entre l’Allemagne et le Japon est manifeste.

De plus, j’y ai découvert le Japon d’après-guerre, une part de l’Histoire qui m’était encore inconnue. A travers les yeux de Nejiko, nous allons au Japon, des mois après la fin de la guerre et nous suivons au quotidien la redécouverte de son pays natal.

En parallèle, nous suivons plus factuellement Félix Sitterlin, le narrateur, qui à travers les journaux intimes de la violoniste, nous retrace son histoire mais aussi la sienne, dont le chemin a pu à plusieurs reprises le croiser. Félix rencontre en effet Nejiko alors qui est sur la trace du violon qui a été spolié à Lazare Braun par les nazis.

En bref, j’ai beaucoup aimé lire Le Stradivarius de Goebbels. Pour un premier roman, Yoann Iacono a réussi son pari. C’est une histoire vraie mais romancée, qui garde le lecteur en alerte. Les férus de musiques ou de la Seconde guerre mondiale (ou des deux, comme moi) y trouveront leur compte. Une plume à découvrir !

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