Le concile de Merlin, Lionel Cruzille

Broché – 450 pages
Publié le 27 octobre 2020
L’Alchimiste Editions

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~ 4e de couverture ~

An 535. Le royaume breton est mort en même temps qu’Arthur à Camlann. Le chaos ravage l’Île de Bretagne, poussant Merlin, comme beaucoup de ses compatriotes, à l’exil en Armorique pour fuir les envahisseurs Angles et Saxes que plus rien n’arrête.
Depuis sa retraite au cœur de Brech El Lean, le vieux sage convoque sa fille, des druides et des moines influents pour une réunion secrète. Le mage, inquiet pour la postérité de l’enseignement des druides face au pouvoir grandissant de l’Église et les multiples guerres, évoque ouvertement ses craintes. Il dévoile ensuite un trésor inestimable : des manuscrits araméens sur la vie du Christ. Merlin souhaite leur partage, en guise de bonne foi, et pense créer ainsi un pont entre Chrétiens et Druides afin de trouver une issue aux crises actuelles.
Mais le lendemain, Merlin disparaît étrangement, abandonnant Gwendaëlle aux mains de multiples ennemis, de mystérieux mages et de sbires de l’Église, qui feront tout pour l’éliminer et rafler le trésor en même temps. Gwendaëlle plonge malgré elle dans une intrigue qui très vite dépasse les enjeux imaginés. S’y trouvent mêlés les plus grands pouvoirs, de Clovis jusqu’au Pape, ainsi qu’Arthur lui-même. Les destins se croisent et se mêlent.
Gwendaëlle devra marcher sur les traces du passé de son père et partir aux confins du monde et d’elle-même pour trouver des réponses.
Qui était vraiment son père et où a-t-il obtenu ces textes ? Arthur et son père auraient-ils finalement trouvé le Graal ? Et si le Graal n’était pas du tout ce qu’on croit ?

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~ Mon avis ~

J’avais déjà pu découvrir le premier tome de Le Concile de Merlin de Lionel Cruzille, il y a deux ans (déjà !!) et je m’étais toujours promise de lire la suite… ce que je n’ai pas fait (la honte !!!).

Bref, découvrir l’intégrale de Le Concile de Merlin en version illustrée finalement, ça a été le prétexte de me replonger dans cet univers arthurien (même post-arthurien puisque Arthur est mort dès le début du livre).

L’histoire de Le Concile de Merlin débute donc après la mort d’Arthur lors de la bataille de Calann et nous assistons à la montée du christianisme qui aura pour conséquence le déclin puis la disparition du paganisme.

A la disparition du roi Arthur, l’unité des Bretons s’achève, le royaume étant divisé entre les Angles, les Saxes et les Pictes laissant libre court à des nombreux complots et trahisons de tout camp. D’autant plus que nos protagonistes doivent protéger à tout prix de mystérieux parchemins qui renfermerait la véritable histoire du Christ…

Dans Le Concile de Merlin, Lionel Cruzille offre une autre lecture du christianisme. En effet, à le lire, il y aurait de nombreux ponts entre l’ancienne et la nouvelle religion et cela offre un regard nouveau sur les textes sacrés. La documentation de ce roman est telle que tout est cohérent et tient la route.

Malgré de nombreux personnages masculins, l’auteur a choisi une femme, Gwendaëlle, fille de Myrrdin Emrys, plus connu sous le nom de Merlin l’Enchanteur. Elle est une guérisseuse et une guerrière. Gwendaëlle est un femme forte qui surmonte toutes les épreuves et fait face au danger. Courageuse et intrépide, elle porte un regard critique sur les événements qui ont fait basculer l’Histoire. En choisissant un personnage féminin comme narratrice de ses livres, Lionel Cruzille rappelle l’importance des femmes dans la société celtique et le rôle qu’elles y ont joué.

Le Concile de Merlin illustré est un véritable objet de collection, en plus de contenir une intrigue des plus captivantes. Lionel Cruzille, lui-même, ou encore DartGarry ont merveilleusement bien illustré cette trilogie.

Et je ferai un point pour la police d’écriture et la taille des caractères. Cela peut surprendre car nous sommes habitués aux livres grand format avec des caractères très grands (et je suis la première à râler car c’est du gâchis de papier) mais Le Concile de Merlin, intégrale illustrée a des caractères plus petits que d’ordinaire mais cela ne gêne en rien la lecture. Si au départ on peut penser que c’est un frein, on s’habitue vite, tellement nous sommes captivés par l’histoire.

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