Premières lignes #138

Bonjour les bookineurs !

J’espère que vous allez bien.
Ca y est, nous y sommes, dans la période sombre de l’année. Celle que j’aime le moins. Je me lève, il fait toujours nuit. Je rentre du travail, il fait déjà nuit. Et pour peu qu’on ait des nuages la journée… Vive le déficit en vitamine D ! ^^

Bref, je ne suis pas là pour parler météo (quoi que… 😉 ) mais lecture. Et le vendredi, c’est le jour où je partage l’incipit de ma #VendrediLecture. Cette semaine, il s’agit de … Jeux de vilains du duo belge Yves Laurent (auto édition). Cela doit faire un an que j’avais leur roman qui dormait sur mon étagère… Il était temps de s’y mettre !

Bon vendredi et bon week-end !

Prologue

L’homme sursauta lorsque sa tête bascula sur sa poitrine. Il gémit, sans pour autant sortir de sa léthargie. Un individu observait la scène par la vitre entrouverte, tout en continuant sa « mise en place ». Il serait bientôt prêt et, à ce moment-là, il faudrait bien qu’il le réanime afin qu’il puisse assister au spectacle. Ce serait quand même plus fun d’avoir un spectateur, avec tout le mal qu’il se donnait pour que tout soit parfait. A cette heure tardive, le coin était désert et il y avait peu de chances pour que quelqu’un le surprenne, mais mieux valait ne pas prendre trop de risques.

Dix minutes plus tard, il ouvrit la portière côté chauffeur, empoigna le bout de corde qu’il venait de passer par l’interstice de la vitre et l’attacha solidement à l’avant-bras gauche de sa victime. Ensuite, il contourna le véhicule pour venir s’asseoir à « la place du mort », déboucha un petit flacon d’ammoniaque qu’il maintint quelques secondes sous le nez du pauvre bougre. La réaction fut violente. La tête percuta l’appuie-tête, bouche grande ouverte à la recherche de l’air que ses poumons réclamaient d’urgence. Il fut pris de panique lorsqu’il tenta de bouger les mains, scotchées au volant au niveau des poignets. Il voulait se frotter les yeux pour les désengluer de la substance collante qui scellait ses paupières. Quand son cerveau recommença à fonctionner, il réalisa qu’il se trouvait au volant d’une voiture alors qu’il n’en possédait plus depuis de nombreuses années. Il se contorsionna pour s’essuyer les yeux avec ses épaules, ce qui lui arracha un cri de douleur quand le tissu de sa chemise déchira un peu plus son arcade sourcilière gauche

Lire ma chronique de Jeux de mains… du duo Yves Laurent

Découvrez les auteurs Yves Vandeberg et Laurent Vranjes en interview (2018)

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