Premières lignes #77

Bonjour les amis !

Les jours passent et les lectures s’enchaînent. Et oui, je me retrouve confinée avec mes livres pour unique compagnie pour passer le temps. Et ça va être comme ça jusqu’à la fin du mois !

J’ai donc tout mon temps pour peaufiner mes chroniques et les rendez-vous littéraires du blog. A commencer par le rendez-vous du jour : la découverte des Premières lignes de ma #VendrediLecture : J’irai tuer pour vous de Henri Loevenbruck (Editions Flammarion).

Bon vendredi à tous !

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7 juin 1985, Monte Caseros, Argentine

Quand Marc Masson sortit de la Land Rover noire, à quelques pas à peine de l’entrée du camp militaire, il sentit aussitôt la tension explosive qui régnait sur toute la zone. De nombreux civils entouraient le camp, certains brandissant des pancartes avec des slogans accusateurs, d’autres visiblement prêts à en découdre avec l’armée. Il fallait s’attendre, à tout moment, à ce qu’une fusillade éclate. Marc grimaça. La plus petite étincelle mettrait le feu aux poudres, et ils n’étaient que deux pour protéger leur client britannique. Une opération calée dans l’urgence, à la dernière minute. Il avait horreur de ça.
Dans la longue avenue cabossée qui menait au camp de Monte Caseros, les véhicules blindés se croisent sous un soleil de plomb au milieu de la foule. Au sud, les vertes plaines parsemées de palmiers, d’arbres fruitiers, semblaient tenir la ville à distance. A l’est, le bras formidable du fleuve marquait la frontière avec le Brésil et l’Uruguay, et au nord, enfin, s’étendait la pampa, immense et douce, sans maisons, sans arbres, à peine quelques saules pleureurs qui liaient l’horizon au ciel d’un bleu éclatant.
Le crépitement des radios ponctuait les ordres qui fusaient ici et là en espagnol au milieu de la cohue.
Marc fit signe à Peter, son collègue américain, de sortir du 4 x 4.
– Coupe le contact et laisse ton arme dans son holster, ce n’est pas le moment d’avoir l’air hostile.
Les militaires argentins alentour regardaient la luxueuse Land Rover noire d’un circonspect, la prenant sans doute pour un véhicule de la CIA. Et ici, on ne touchait pas à la CIA.

J'irai tuer pour vous

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