[Des plumes et moi] Entretien avec Isabelle Serve

Bonjour les amis !

On se retrouve ce week-end pour découvrir une auteure fort sympathique, qui m’a bluffée avec son premier roman noir publié en autoédition, Des proies pour l’ombre. Je parle évidemment d’Isabelle Serve ! Elle a accepté de répondre à mes petites questions et je l’en remercie. 😉

Comme d’habitude, aujourd’hui Isabelle nous parle de sa vie d’auteure et demain, nous la retrouvons pour découvrir son interview lectrice. 🙂

Bon samedi à tous !

  • Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Photo Isabelle Serve

 

Journaliste et parisienne, j’ai quitté la presse puis Paris pour m’installer à Dieppe il y a un an. Vivre au bord de la mer, un rêve d’écrivain.
Pour payer le loyer (n’étant pas Amélie Nothomb, je ne vis pas de ma plume !), je suis désormais correctrice dans l’édition et travaille à mon compte. J’écris des livres et j’en corrige en somme. Cohérent !

 

  • Que représente l’écriture pour vous ?

L’écriture est un exutoire, un moyen de gérer toutes mes émotions, du rire aux larmes, de la colère à l’espoir. Si je devais tout garder à l’intérieur, au mieux, je serais une cocotte-minute prête à exploser ; au pire, je basculerais dans la folie… 😉

  • Depuis quand écrivez-vous ?

J’écris depuis toujours, je crois. Sur des carnets qui traînent dans mon sac, des cahiers placés à côté de mon lit pour noter mes rêves ou des pensées nocturnes. Je griffonne des billets d’humeur dans mes agendas… Jusqu’au jour où l’on m’a parlé d’un site, Short Edition, où j’ai osé montrer ce que j’écrivais sur des thèmes libres ou imposés. J’ai commencé à participer à des concours, à des appels à textes et j’ai été publiée plusieurs fois dans des revues.
Puis un éditeur m’a proposé de faire partie d’un recueil policier et l’aventure a vraiment commencé !

  • Pouvez-vous nous parler de vos publications ?

Je suis auteure de deux ouvrages pour l’instant. Un recueil de nouvelles (Par la vie écorchée), où j’exploite toutes mes facettes (le livre est divisé en deux parties : « Peau de vache«  et « Peau de chagrin » !). Des histoires drôles ou sombres, le fil conducteur étant toujours l’humour, souvent noir.

Mon dernier livre est un roman policier (Des proies pour l’ombre), plutôt roman noir d’ailleurs que pur policier. J’ai voulu y aborder, tout en respectant les codes du polar, des thèmes qui me sont chers depuis longtemps comme le harcèlement, l’homophobie ou les violences faites aux femmes… J’ai mis beaucoup de moi dans mon héroïne ; je crois que c’est le cas dans tout premier roman, non ?

  • Comment se déroule votre processus d’écriture ? Avez-vous un plan défini ou vous laissez-vous guider par votre plume au fil de l’histoire ?

J’écris souvent tard le soir, voire la nuit. Pour le polar, j’avais un plan assez précis mais, au fil de l’histoire, une autre fin s’est imposée. Alors j’ai oublié le plan pour suivre mon instinct. Et comme j’aime le noir, je n’ai pas lutté et me suis laissé aller à mes plus sombres penchants !

  • Pourquoi avoir choisi l’autoédition ?

Je ne suis pas grabataire mais plus toute jeune non plus, et suis surtout très impatiente de nature. Je n’avais pas du tout envie d’envoyer mes manuscrits à des dizaines d’éditeurs, d’attendre des mois, parfois sans aucun retour ni même un refus par lettre-type… Trop minant pour une anxieuse comme moi. J’ai découvert Librinova, la formule m’a séduite (ils gèrent tout l’aspect technique ; j’aurais été incapable de le faire !). Je suis très contente du résultat pour le recueil et le roman policier.
Certes, il faut gérer ses ventes, faire sa promo, trouver des idées pour faire vivre ses livres mais au moins je suis seule à décider quand, où, comment. Je ne serai jamais en tête des ventes, à moins d’un mi

racle, soyons lucide, mais je garde la main sur ce je j’écris et, pour l’instant, cela me convient.

Librinova

  • Quels sont vos projets d’écriture à venir ?

Mes projets ? Continuer d’aborder tous les genres sur ma page FB auteur : haïkus, prose, slams, nouvelles… Poursuivre aussi les concours littéraires, c’est une sorte de « gymnastique » intellectuelle vraiment stimulante. Et, si Des proies pour l’ombre a la chance de « rencontrer son public » (c’est comme ça qu’on dit ?), pourquoi pas une suite. Je creuserais bien l’un de mes personnages, mais je ne dirai pas lequel, évidemment ! 😉
J’ai également jeté quelques lignes sur un cahier à propos d’une histoire inspirée par mon nouveau lieu de vie. Mais chuuut !

  • Merci beaucoup d’avoir répondu à mes questions. Avez-vous un petit mot pour la fin ?

Le mot de la fin ? De la faim plutôt, c’est l’heure du goûter, là, non ? 😉
Plus sérieusement, merci à toi de me donner la parole, d’avoir lu Des proies pour l’ombre, et de me permettre de me faire connaître ! C’est très précieux pour un auteur inconnu de rencontrer des personnes passionnées de lecture, curieuses, qui, en quelque sorte, font le travail que certains éditeurs ont abandonné !

Donc oui : un grand merci.

Interview réalisée en novembre 2019.

 

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