[Service Presse] L’école des Anges, Suzanne Marty

L'école des anges

Numérique – pages
Publié le 3 juillet 2019
Auto Edition
– Service Presse –

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~ 4e de couverture ~

Ce recueil comporte quatre histoires :

Le bon numérodystopie : une jeune diplômée cherche à ouvrir une confiserie dans un monde où la nature, la littérature et les couleurs ont disparu. Un homme de ménage va bouleverser ses plans.

Love Pizzacomédie : lors d’une livraison de pizza Théo, un grand brun au physique spectaculaire, éconduit une jeune effrontée.  La fois suivante, il tombe dans un guet- apens.

La police du suicidesuspense : désespéré par la mort d’Oscar, Alexandre est décidé à mettre fin à ses jours le soir même. Sa détermination est mise à rude épreuve quand il croise un sosie du défunt aussi suicidaire que lui.

L’école des angescomédie : Gabriel, apprenti-ange, passe son examen de fin d’études. Il a vingt-quatre heures pour gagner la confiance de Zach, petit truand sans foi ni loi. Mais comment y parvenir alors que celui-ci ne peut ni le voir ni l’entendre ?

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Les deux premières nouvelles sont également citées dans
La rousse qui croyait au père Noël a 29 ans, le tome 2
de ma série humoristique. Elles y sont attribuées
à Nicolas Reynard, le beau gosse apprenti-auteur.

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~ Mon avis ~

Il faut croire que Suzanne Marty a tout fait pour que j’aime son recueil de nouvelles. Il y a des plumes et des livres sur la couverture et pis, l’un de ses personnages dans Le bon numéro se prénomme Aurore.

Trêve de plaisanterie, et parlons sérieusement de ce recueil aux genres éclectiques. J’ai globalement beaucoup apprécié L’Ecole des Anges.

Seule la nouvelle Love Pizza n’a pas trouvé grâce à mes yeux. Etant une comédie, c’est certainement le côté très décalé et invraisemblable qui ne m’a pas transportée. Et aussi à cause du fait qu’il s’agisse de gamines qui ne souhaitent qu’avoir un prince charmant. Bref, le fait qu’un groupe de filles piègent le livreur de pizza (supposé être un prince charmant d’après la publicité), ne m’a pas intéressée plus que cela. J’ai trouvé les filles trop filles justement. Je n’ai jamais ce genre de nana, donc forcément, cela m’a plus énervée qu’intéressée. ^^’ Le genre à glousser et à faire des manières autour d’un mec et une fille qui doivent s’embrasser… Bof. C’était trop puéril.

En revanche, dès l’ouverture du recueil, avec Le bon numéro, Suzanne Marty envoie du lourd. Dans une société futuriste, où les personnes ne sont plus identifiées par un nom mais pas un numéro, nous suivons une jeune confiseuse, qui souhaite ouvrir sa boutique de bonbons pour apporter un peu de joie dans ce monde gris et terne. Elle va faire la rencontre d’un homme pas comme les autres, qui va mettre de la couleur dans le monde. Ce qui m’a plu dans cette nouvelle est que le monde triste décrit par l’auteure est très réaliste. Les gens ne sont que des numéros, si vous n’avez pas le bon, pas de chance pour vous. Sans encore exister, on se dit aisément qu’un tel système pourrait voir le jour et c’est la partie inquiétante. Puis la rencontre entre deux êtres qui semblent hors système, mais qui doivent fuir car justement ils ne sont pas comme les autres… Les dystopies c’est le désespoir, mais Suzanne Marty garde toujours une lueur d’espoir dans ses écrits.

La police du suicide est aussi une très bonne nouvelle (comprenez cette phrase comme vous le souhaitez). Alexandre est désespéré depuis la mort de son mari un an plus tôt. Il rencontre alors un homme en costard qui lui propose d’en finir proprement. Cependant la résolution d’Alexandre va être mise à mal quand le sosie d’Oscar, son mari, apparaît dans ce groupe de suicidaires… Alors que Suzanne Marty nous a habitué à un style léger, de comédie, je me retrouve à préférer ses nouvelles plus sombres. Ici, elle dépeint un club sélect’ pour aider les personnes à mourir, enfin en apparence ! On s’attache immédiatement à Alexandre et on suit avec délectation son dilemme intérieur : mourir ou sauver le sosie d’Oscar ?

L’école des anges est peut-être ma préférée. On suit l’ange Gabriel qui doit passer son examen pour obtenir sa deuxième aile et devenir ange-gardien. Il a 24h pour gagner la confiance de l’humain Zach, exercice difficile quand on voit le bad boy qui se met dans la mouise à la moindre occasion. Gabriel va devoir user d’imagination pour convaincre Zach de son existence. Si au premier abord, Zach n’est pas le personnage principal que l’on aime, en découvrant des pans de sa vie, on s’attache à lui tout comme Gabriel et on ne peut qu’espérer que les deux compères finissent par faire équipe. Cette nouvelle est plus légère que les deux précédentes, plus drôle aussi mais elle ne manque pas de rythme car il y a aussi de l’action !

Hormis une nouvelle, j’ai été conquise par le recueil L’Ecole des Anges et je remercie Suzanne Marty pour son indéfectible fidélité.

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~ Mes autres articles sur Suzanne Marty ~

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