VRP, Jérémy Gaudebert

VRPTitre original : VRP

Auteur : Jérémy Gaudebert

Editions : Auto édité

Paru le : 18 mars 2019

Format lu : Broché (100 pages)

4e de couverture :

La cinquantaine, Francis parcourt depuis près de 30 ans les routes picardes, qu’il connait comme sa poche, pour l’entreprise « Gourmets Surgelés ». Francis est VRP et depuis toutes ces années, il n’a pas changé ses méthodes de travail. Il roule depuis toujours avec sa vieille BX et transporte ses marchandises dans sa bruyante glacière tout aussi ancienne que sa voiture. La technologie, ce n’est clairement pas son truc et il n’hésite pas à le clamer haut et fort ! Cela lui a d’ailleurs valu le surnom de « VRP des bleds perdus » par ses collègues de travail et c’est une source permanente de tensions avec la direction de l’entreprise. Celle-ci décide alors de lui imposer un stagiaire. Max a 15 ans, il est en 3ème et doit faire un stage de quinze jours dans la société. Max n’est pas là par gaieté de coeur. « Gourmets Surgelés » est la seule entreprise qui ait accepté de le prendre en stage, toutes les autres l’ayant refusé parce qu’elles le trouvaient trop nonchalant. Dès les premières minutes après la rencontre avec son maître de stage, Max se demande ce qu’il fait là, dans cette vieille voiture avec cet homme bourru, et redoute alors les prochains jours de stage. Tous deux forment un duo contrasté. Au fil des livraisons et des démarchages à travers la Picardie, ils doivent s’apprivoiser, apprendre à se connaitre. Des rencontres, des évènements vont ponctuer leur périple et tisser des liens d’amitié entre ces deux personnages aux caractères bien différents.


Je commencerai cette chronique en remerciant l’auteur, Jérémy Gaudebert, pour m’avoir proposé de découvrir son premier roman, VRP.

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en ouvrant ce roman. On y fait la connaissance de Francis, VRP depuis toujours, c’est d’ailleurs le plus ancien employé de « Gourmets Surgelés » dont il déplore l’évolution plus commerciale que proche des clients. Francis est de l’ancien temps. Celui où la technologie n’a pas sa place et ne remplacera jamais les relations humaines directes. Depuis trente ans qu’il est dans cette boîte, ses méthodes de travail n’ont pas évoluées : il roule toujours dans sa BX, avec sa vieille glacière qui fait plus ventilo qu’autre chose. Mais il est comme ça Francis, il n’aime pas le changement.

Un jour, sa société lui impose un stagiaire pour deux semaines. Il rencontre donc Max, quinze ans. Max n’est pas là par choix, aucune autre société n’a voulu de lui pour faire son stage de 3e. Max et Francis ont tout qui les oppose, ils forment un duo des plus étonnants. Pourtant au fil des jours, des liens vont se tisser, ils vont s’apprivoiser l’un et l’autre.

La plume de Jérémy Gaudebert est très agréable à lire. On suit facilement et agréablement Max et Francis sur les routes picardes. On s’attache rapidement à ces deux personnages et on passe par nombre d’émotions.

VRP est une tranche de vie d’un bourru de la cinquantaine à qui la vie n’a pas fait de cadeau. Il rencontre un jeune garçon pour qui il va avoir une grande importance dans sa vie.

Etant native de la Somme, j’ai trouvé intéressant qu’un auteur écrive sur ce beau département. Seulement hormis la ville d’Amiens, aucune localité n’est nommée et j’ai trouvé ça dommage. De ce fait on ne sait pas trop où vivent les personnages, où se rendent Francis et Max pour les livraisons. Tout cela reste flou. J’aurais beaucoup aimé retrouvé des localités connues (ou à découvrir !). De plus, on a l’impression qu’à part Amiens qui est une ville, le reste du département n’est que champ, camping, petits villages… On est si arriérés que ça ? Sans avoir de grandes villes, comme dans l’Oise, la Somme est quand même un minimum urbaine !

J’ajouterai également qu’à aucun moment le sigle VRP n’est expliqué, ce qui est dommage car sauf si on a côtoyé de près ou de loin le domaine professionnel, on ne sait pas ce que c’est avant d’être bien avancé dans la lecture. Donc VRP : Voyageur, représentant et placier. Grosso modo, c’est ce qu’on appelle souvent les commerciaux qui font du démarchage (téléphonique ou à domicile).

En tout cas, c’est un auteur que je suivrai car j’ai été très agréablement surprise de la facilité avec laquelle il m’a fait ressentir des émotions avec Francis et Max et que je n’ai pas vu le temps passé à lire.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s