Premières lignes #55

Bonjour les amis !

Encore une semaine qui touche bientôt à sa fin. Le temps semble défiler, les lectures aussi, et même si pour la plupart elles sont top, elles ne se ressemblent pas ! Cette semaine, pour le #VendrediLecture je suis plongée dans Surface d’Olivier Norek. Même si le soir, je ne lis pas beaucoup (quoi que avec Olivier Norek, pas beaucoup c’est une centaine de pages quand même !), je sais que demain, il sera dévoré intégralement. ^^

Je profite donc du rendez-vous des Premières lignes pour vous mettre l’incipit de cette lecture en cours.

Bon vendredi à tous !

Rappel : N’oubliez pas le 2nd concours du bloganniversaire est en cours, de très beaux lots sont à gagner !


PROLOGUE

Lancés à tombeau ouvert dans les rues de Paris, les deux types bringuebalés à l’arrière du véhicule s’acharnaient à lui faire lâcher son arme.
Du sang partout. Beaucoup trop de sang. Et son visage. Dieu, ce visage ! Un massacre… Çà et là, des veines apparentes et sectionnées ne menaient plus nulle part, crachant rouge en continu. Et sa joue droite, déchirée presque entièrement, révélait un rictus de souffrance.
– J’veux pas prendre une balle perdue, putain ! s’écria le chauffeur. Arrachez-lui son flingue !
Feu rouge grillé. La berline qui surgit à leur droite ne réussit pas à freiner complètement et leur arracha un partie de l’aile dans un crissement de pneus désespéré.
ils forcèrent sur les doigts de plus belle. Tirant, écartant. En vain. La main s’était contractée en une crampe autour de la crosse du pistolet. Le doigt, enroulé autour de la détente, menaçait à chaque virage ou cahot de balancer une cartouche de 9 mm au hasard de sa trajectoire.
– Impossible, c’est de la pierre !
Derrière le volant, le chauffeur regardait par intermittence le trafic routier devant lui et la scène de chaos qui se jouait dans son dos. Eviter un accident. Eviter de se faire trouer la peau.
– Elle est tétanisée. Déboîtez-lui le pouce !
Le premier se saisit du canon du pistolet pour le maintenir stable, le deuxième tira le pouce en arrière, de toutes ses forces jusqu’à le luxer.
Enfin, l’arme chuta au sol dans un choc métallique.
Pendant cette tempête de douleur et de terreur, elle ne les avait pas quittés du regard. Paralysée mais consciente. Son œil gauche était fixé sur eux, l’autre était aveuglé par le sang.
Le calme revint et les trois ambulanciers se concentrèrent de nouveau sur leur mission.
Sauver un flic.

Surface

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