Premières lignes #50

Bonjour les amis !

Pfff quel temps de crotte cette semaine ! Autant en février, on avait du temps de printemps que là, en avril, on a eu de temps d’hiver ! Y’a plus d’saisons, mes pov’ gens ! Bref, ce n’est pas parce qu’il a plu la moitié de la semaine que je suis à jour pour le blog, loin de là ! Les vacances, je les prends pour tout ! Boulot et blog ! Du coup, c’est en coup de vent que je prévois mes articles pour toute une semaine car je quitte mon petit nid la semaine prochaine. ^^

En attendant de finir ma valise, je vous laisse en compagnie des Premières Lignes de Les Limbes d’Olivier Bal. Ça tombe bien, le deuxième tome, Le Maître des Limbes est sorti hier et je suis en plein dans sa lecture ! (#VendrediLecture)

Bon vendredi à tous !!


1

14 mai 1970
Sud-ouest du Viêtnam
Température extérieure : 18°C

Je n’arriverai plus jamais à dormir.
Cela fait quatre jours maintenant.
Quatre jours que nous sommes là.
Dans la boue et dans la peur.
Dans la nuit et dans la haine.
Mon unité, la 6e d’artillerie, a été envoyée à la frontière cambodgienne pour rejoindre Svay Rieng. Des troupes Viêt-Congs seraient cachées dans le secteur, tolérées par le gouvernement cambodgien. La zone serait également un sanctuaire dans lequel les Viets auraient caché des réserves de munitions.
On doit les localiser et les détruire, coûte que coûte.
On pensait tous que ça irait vite, que ce serait l’affaire de quelques heures. Mais comme me l’a dit ce matin le lieutenant Richards, « dans ce merdier, on ne peut s’attendre à rien… ou alors au pire ». Je commence à mieux comprendre ce qu’il signifiait par là. Ca fait deux ans qu’il est là, lui. Moi, à peine une semaine.
Je me vois encore à la fin de mon entraînement dans une base de Floride. J’ai l’impression que c’était hier, que c’était il y a quelques heures. Je nous revois tous en ligne, tous les gars de ma promotion, en attendant fébriles de savoir où on serait mobilisé. Impatients et enthousiastes. Si on avait su. Je revois l’instructeur s’avancer vers moi, prononcer mon nom : « James Hawkins, vous rejoindrez la 6e dans la province Nord Viêtnam. Vous partez demain. » Dieu que j’étais fier… la 6e d’artillerie…. Et me voilà, maintenant. Trempé jusqu’à l’os… mes vêtements recouverts d’une boue ocre.

Les-Limbes

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