Premières lignes #46

Bonjour les amis !

C’est le grand jour, Livre Paris commence aujourd’hui. Peut-être même que certains d’entre vous sont en train de préparer leurs affaires pour ces quatre jours de folies. Pour ma part, je prépare mon sac à dos (et certainement un autre sac…) ce soir pour partir tranquillement à l’assaut de la capitale dès demain.

En attendant, je vous laisse les Premières lignes de ma lecture en cours qui n’est qu’autre que le dernier roman de Michel Bussi, J’ai dû rêver trop fort.

Bon vendredi !


– J’y gagne, dit le renard, à cause de la couleur du blé.
– Je ne comprends pas, maman.
Je referme le livre et me penche un peu plus sur le lit de Laura.
– Eh bien, tu vois, le renard ne reverra jamais le Petit Prince. Mais comme le Petit Prince a les cheveux blonds, la couleur des champs de blé, chaque fois que le renard les regardera, il pensera à son ami. Comme ton amie Ofelia qui a déménagé au Portugal cet été. même si tu ne la revois jamais, chaque fois que tu entendras parler de ce pays, ou de son prénom, ou que tu verras une fille avec des cheveux noirs et frisés, tu repenseras à elle. Tu comprends ?
– Oui.
Laura attrape son doudou Caneton puis secoue la boule à neige de la Sagrada Familia avant de la reposer sur la table de chevet. Elle réfléchit, fronce les sourcils, saisie d’un doute.
– Mais maman, si jamais je n’entends pas parler du Portugal, ou d’une fille qui s’appelle comme elle, ou qui a les mêmes cheveux frisés, ça veut dire qu’Ofelia, je vais l’oublier ?
Je serre Laura dans mes bras, j’éponge mes larmes du duvet jaune de la peluche.
– Pas si tu l’aimes très fort, ma chérie. Plus tu l’aimeras fort et plus tu croiseras dans ta vie des choses qui te feront penser à elle.
Olivier passe la tête par la porte de la chambre, agite sa montre, il est l’heure de dormir. Laura est entrée au CP, c’est déjà une année importante, l’année la plus importante de toutes. Avant toutes les autres années les plus importantes de toutes. Je ne discute pas, je remonte le drap sur Laura.
Elle m’attrape le cou pour un dernier câlin.
– Et toi, maman ? Il y a quelqu’un que tu as aimé si fort que tu ne veux pas l’oublier ? Tellement fort que toute ta vie, tu croiseras des choses qui te feront penser à lui ?

J'ai dû rêver trop fort

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