Mon ombre assassine, Estelle Tharreau

Mon ombre assassineTitre original : Mon ombre assassine

Auteure : Estelle Tharreau

Editions : Taurnada

A paraître le : 17 janvier 2019

Format lu : Numérique (227 pages)

4e de couverture :

En attendant son jugement, du fond de sa cellule, Nadège Solignac, une institutrice aimée et estimée, livre sa confession. Celle d’une enfant ignorée, seule avec ses peurs. Celle d’une femme manipulatrice et cynique. Celle d’une tueuse en série froide et méthodique. Un être polymorphe. Un visage que vous croisez chaque jour sans le voir. Une ombre. Une ombre assassine.


Un grand merci à Joël des Editions Taurnada pour me renouveler sa confiance et de m’avoir proposé la lecture de Mon ombre assassine d’Estelle Tharreau.

Dans Mon ombre assassine, nous suivons Nadège Solignac, enseignante de 29 ans, qui est incarcérée après avoir tué en légitime défense un policier qui tentait de la violer. Enfin, ça, c’est la version des faits que défend son avocate. Les nombreux soutiens de Nadège vont tout faire pour que ce soit cette version qui soit retenue auprès des juges. Après tout, qui pourrait soupçonner cette jeune femme au visage candide, cette institutrice adorée par les enfants et adulée par les parents ?

Du fin fond de sa cellule, dans un récit à la première personne, Nadège nous dévoile la moindre parcelle de sa vie. De sa naissance non désirée, de l’absence de son père, la dépression de sa mère, l’handicap de sa jeune sœur. Nadège raconte comment elle a dû grandir seule, s’éduquer par elle-même. Par observation et mimétisme, elle a acquis les code sociaux. En ce qui concerne le Bien et le Mal, Nadège s’est forgé sa propre opinion et cela a grandement influencé ses choix et actions…

Là où la plume d’Estelle Tharreau surprend et a réussi un coup de maître est dans le fait de provoquer de l’empathie pour un personnage qui n’en mérite pas ! Nadège est un monstre de par ses actes, cependant, à travers son récit, on ne peut que comprendre cette jeune femme délaissée, dédaignée, violentée pendant son enfance. Le récit de Nadège est froid, distant, mécanique, sans émotion et pourtant il provoque un flot d’émotions à son encontre pour le lecteur : tristesse, colère, incompréhension, terreur.

Après avoir lu Mon ombre assassine, impossible de ne plus soupçonner qui que ce soit du pire. Estelle Tharreau nous jette le doute sur tout le monde…

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4 réflexions sur “Mon ombre assassine, Estelle Tharreau

  1. Pingback: Estelle Tharreau – Mon ombre assassine | Sin City

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