Deaf, Joseph Kochmann

DeafTitre original : Les Singes de la Bêtise – Tome 3 : Deaf

Auteur : Joseph Kochmann

Editions : Auto édition

Paru le : 9 décembre 2018

Format lu : Numérique (284 pages)

4e de couverture :

Prisonnière d’un royaume entouré d’un mur si haut qu’il cache les rayons du soleil, Manon, courageuse cadette de la famille Dauphin, se bat pour renverser l’odieux roi Deaf.
Au même moment, Camille, jeune artiste au cœur lourd, se réveille dans le corps d’un amour perdu tandis qu’Edward, lecteur passionné, découvre un roman mystérieux.
Pourchassés par d’atroces créatures squelettiques à têtes de corbeaux, parviendront-ils à survivre à ce monde étrange et ainsi mettre un terme à leurs sordides histoires ?


Ayant apprécié Blind, le second tome de la trilogie des Singes de la Bêtise, Joseph Kochmann m’a proposé de découvrir en simultanée le premier tome Mute ainsi que le dernier de la saga, Deaf.

Autant pour Mute et Blind, on peut inverser l’ordre de lecture, voire même les lire indépendamment l’un de l’autre, que pour lire Deaf, il est préférable, conseillé de lire les deux précédents tomes avant.

Deaf est le tome le plus personnel et le plus violent de la trilogie. Je ne présente plus l’écriture atypique de Joseph Kochmann, j’ai déjà abordé ce point dans les chroniques de Mute et Blind.

Cependant, la construction du roman, ici, a toute son importance. De prime abord, elle m’a surprise car au début, elle ressemble à quelque chose de classique, presque banal (même si dans le prologue on retrouve la patte de l’auteur avec le tyrannique Deaf le roi). Puis au fil des parties, cette construction devient plus complexe et plus riche, à la limite de perdre le lecteur dans tout ce mystère. Finalement, on se rend compte que tous les éléments du puzzle s’emboîtent merveilleusement et que Joseph Kochmann n’a rien laissé au hasard. Pire, ce troisième tome concluant la trilogie, des éléments des deux précédents tomes, Mute et Blind, viennent ajouter un éclairage des plus percutants sur Deaf.

Je n’entrerai pas dans un résumé des événements dans Deaf car malheureusement je devrais trop dévoiler de l’intrigue, hors cela n’a jamais été le but de mes chroniques. Cependant, on a l’impression que les chapitres se succèdent sans avoir réelle cohésion entre eux. Le chapitre sur Edward étant le plus révélateur puisque l’on est plongé dans l’introspection d’un auteur, du fait d’écrire. Cette mise en abyme est quelque peu déroutante dans un premier temps mais comme dans chaque roman, elle est une part essentielle du récit de Deaf. Cependant, dans la dernière partie, tout s’enchaîne et se révèle et ce qui n’était qu’un texte, à première vue, sans queue ni tête, devient un puzzle complexe dans lequel on perçoit les différents éléments.

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