[Des plumes et moi] L’Alchimiste Editions

Bonjour tout le monde !

On se retrouve aujourd’hui pour une interview un peu particulière. J’ai déjà eu le plaisir de publier l’interview de Lionel Cruzille il y a un peu plus d’un an (déjà…). Cependant aujourd’hui, s’il a à nouveau la parole sur ce blog, ce n’est pas pour parler de ses écrits mais d’une nouvelle maison d’édition qui a fait sa première rentrée en 2018, les Editions l’Alchimiste. Pour mieux connaître la genèse de cette ME, je laisse la parole à l’un des trois co-fondateurs, Lionel Cruzille.

Bon dimanche !


  • Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Mon parcours est un peu atypique, j’ai déjà fait plusieurs métiers. Aujourd’hui, je suis auteur et par ailleurs j’ai une activité d’enseignant en qi gong et méditation laïque. Mais pour moi, tout ça, ce sont des étiquettes par lesquelles je ne souhaite pas me faire enfermer. Depuis peu, j’ai fondé les éditions L’Alchimiste avec Étienne Ramond, un ancien de l’édition (responsable de fabrication et ancien associé des éditions Critères depuis 20 ans) et Marie Noël, artiste graphique. À trois, nous gérons les éditions L’Alchimiste, chacun étant un peu multitâche.

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  • Par le passé, vous avez été édité. Qu’est-ce qui vous a décidé à fonder votre propre maison d’édition ?

C’est un ensemble de choses. Tout d’abord, j’ai été édité par 4 maisons d’édition différentes (Altess, Accarias-L’Originel, Almora puis NL), depuis 2011. J’ai aussi fait un tour du côté de l’autoédition en 2007 puis en 2014 -2015. Ce qui nous a poussés à fonder les éditions L’Alchimiste, ce sont d’abord certaines visions de l’édition avec lesquelles je n’étais pas en accord en tant qu’auteur. Lorsque j’ai contacté Étienne Ramond et Marie Noël, j’avais cette idée en tête qui mûrissait depuis plusieurs mois déjà. Ces idées sont les suivantes : pas de stock donc pas de retour d’invendus de livres et donc pas de « provisions sur retour » prélevées à l’auteur ; un pourcentage correct de droits d’auteur ; une vision plus écologique du livre grâce à l’impression à la demande. Et aussi, bien évidemment, proposer des livres qui sortent du lot, des livres qui font vibrer mais réfléchir en même temps. D’où notre leitmotiv : « l’imaginaire comme questionnement du réel », bien qu’on publie également des essais de développement personnel et spiritualité laïque.

 

  • Quelle est la ligne éditoriale des Éditions L’Alchimiste ?

Les éditions L’Alchimiste publient des ouvrages qui relient l’imaginaire et l’humain, la connaissance de soi et ce qui fait se mouvoir le cœur des Hommes :

  • le fantastique
  • la fantasy avec une nette préférence pour la fantasy historique, l’urban fantasy, low fantasy
  • certaines formes de science-fiction (voir plus loin) avec une nette préférence pour l’uchronie, la dystopie, cyberpunk, science-fantasy
  • la quête de soi au travers de récits initiatiques (fictifs ou autobiographiques) ou de contes
  • développement personnel
  • spiritualité laïque

Chacun de nos livres possédera une corde vibrante amenant le lecteur.trice à s’interroger, sur soi ou sur le monde, à avancer sur son chemin de croissance intérieure.

 

  • À quel lectorat s’adressent les publications des Éditions L’Alchimiste ?

Je pense que notre lectorat se veut assez large, pourvu que notre ligne éditoriale plaise. Toutefois, on ne fait pas de jeunesse.

 

  • Pour le moment, les livres ne sont disponibles qu’au format numérique. Cela va-t-il perdurer ou des sorties en format papier sont prévues ?

Les versions de nos livres au format papier arriveront dès janvier 2019 et seront disponibles partout grâce au réseau de Hachette Distribution. Vous pourrez commander votre livre en ligne ou chez votre libraire et vous le recevrez sous 48 h.

 

  • Un petit mot pour la fin ?

Tout d’abord merci pour cet interview ! Ensuite, effectivement, j’aimerais conclure sur une remarque plus générale mais tout aussi importante : la littérature de l’imaginaire, que nous défendons de par notre catalogue, n’est pas une sous-littérature. C’est un des points que nous souhaitons réellement défendre. En France, l’imaginaire est clairement moins représenté que dans les pays anglo-saxons, par exemple. Stéphane Marsan (éditeur de Bragelonne) mais aussi Maxime Chattam ont évoqué cet aspect ces deux dernières années. Je suis entièrement d’accord avec eux. Il n’y a pas de sous-genre ou de sous-littérature. Il y a des livres qui font plaisir, réfléchir, vibrer ou voyager d’une manière ou d’une autre. En France, la littérature de l’imaginaire, qu’on a nommé d’ailleurs « les mauvais genres », n’a pas encore acquis ses lettres d’or, alors qu’elle les a depuis longtemps dans beaucoup d’autres pays. Je pense qu’il faut donc défendre la littérature de l’imaginaire en croyant en ses meilleurs défenseurs : les bons romans, quel que soit le genre de celui-ci (SF, fantastique, fantasy, etc.). C’est ce qu’on souhaite faire.

Interview réalisée en novembre 2018.
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2 réflexions sur “[Des plumes et moi] L’Alchimiste Editions

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