Premières lignes #28

Bonjour les amis !

J’ai failli oublier le rendez-vous du vendredi… Il s’en est fallu de peu ! Ouf !! En même temps avec la super semaine de reprise… Bon question boulot ça a été mais c’est le reste qui a été coton. Alors vivement ce soir !!! 

Pour cette semaine, je vous livre les Premières lignes de ma lecture en cours, Mademoiselle Mengele, le témoignage de Viola Stern Fischerova écrit par Veronika Homolova Tothova. Etant un témoignage de ce que Viola a vécu en camp de concentration, les horreurs sont multiples et pas forcément faciles à assimiler de nos jours. D’où une lecture qui s’étale dans le temps, car j’ai besoin de pause pour me libérer de ces « choses ».

Bon vendredi à tous !


Introduction

J’étais une fille de Mengele. J’étais l’une des nombreuses filles qui durent subir ses expérimentations. L’une des rares à avoir survécu. Et je suis peut-être la seule à l’avoir vaincu. Lui et son équipe me firent des choses qui auraient dû m’interdire de connaître le plus grand bonheur qu’il soit, tenir son propre enfant dans ses bras. Je les ai vaincus à deux reprises. J’ai deux filles magnifiques.
Dans ma vie, j’ai été tour à tour incroyablement heureuse et complètement désespérée. J’ai perdu un grand amour, mais lentement, pas à pas, j’en ai trouvé un autre, qui dure depuis lors. J’ai survécu à quatre camps de concentration, Auschwitz-Birkenau, Ravensbrück, Buchenwald et Neustadt bei Coburg, où se trouvait une usine Siemens. J’ai organisé une évasion et j’ai aidé à attraper l’une des gardiennes les plus cruelles de Brikenau.
Moi, Rozsa Stern. Aujourd’hui, Viola Fischer. J’ai changé de prénom après la guerre. Avant, je m’appelais Rozsa Ibolya, en slovaque Ruzena Viola, littéralement Rose Violette. Sur le territoire dont s’étaient emparé les Hongrois pendant la guerre, il était, après 1945, monnaie courante que les noms se slovaquisent. Parfois, c’était même l’administration qui l’exigeait. Cela ne me dérangeait pas. J’ai laissé Rozsa dans les camps de concentration allemands et j’ai commencé à utiliser mon second prénom, Viola. Si vous lisez ce livre jusqu’à la fin, vous comprendrez pourquoi il m’étais cher.

Mademoiselle Mengele

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