Salon du livre, Aumale (76)

Re-bonjour la compagnie !!

Hier je suis partie sur les routes de la Somme pour atteindre la petite ville frontalière, côté Normandie, d’Aumale. Lors de ce salon du livre, j’avais hâte de rencontrer Stéphane Boudy, auteur de L’homme du Transsibérien et de La fortune de François Thomasson, et de revoir Pierre Luneval dont j’ai dévoré la quasi-totalité de la bibliographie (le dernier roman paru étant Des canons et des roses). Comme à mon habitude, j’en ai profité pour faire de nouvelles rencontres littéraires !


— Le Salon —

Le trajet pour aller jusqu’à Aumale aurait dû me décourager. Normalement en 40 minutes à partir de chez mes parents, et je suis à la frontière entre la Picardie et la Normandie, entre la Somme et la Seine-Maritime. C’était sans compter une route barrée et un GPS qui adore les chemins de terre. Finalement, tout est bien qui finit bien car j’arrive dans la ville tant convoitée ! Et re-surprise, c’est jour de marché !! (ça me rappelle Beauvais fin avril…) Donc forcément pour trouver une place de parking… J’ai dû faire 5 fois le tour de la rue avant de pouvoir laisser tranquillement ma tuture pour un repos bien mérité.

La surprise suivante est l’affluence du salon ! Aumale c’est quand même une petite ville (moins de 3000 habitants) pourtant j’ai l’impression que tout le monde s’est donné le mot pour se rendre à la Halle au Beurre en ce samedi matin. Qu’à cela ne tienne, je fais un tour express à la caisse pour signaler mes petits livres déjà possédés (ça serait ballot de les payer, comme si je n’allais pas suffisamment dépenser…) et commence mon exploration.

Mon première arrêt sera au stand Christine Lebel pour son livre Oscar. Oscar c’est son chien. Après dix-sept années de vie commune, Oscar s’en est allé. Pour lui rendre hommage, Christine Lebel a écrit une histoire du point de vue du chien. Un bon moyen de découvrir ce que peuvent bien penser nos boules de poils adorées.

OscarRésumé : Je m’appelle Oscar.
Jeune chien pas plus gros qu’un lapin.
Le poil ayssu blanc que le plumage de la colombe.
Curieux comme un chat (beuh !).
Mais tellement plus câlin…
Les péripéties pleines de tendresse d’un adorable chiot débordant de vie.

Je ne vais pas loin (comme d’habitude !!) puisque déjà j’aperçois deux tables plus loin, Pierre Luneval. On discute de son dernier roman, Des canons et des roses, qu’il a eu la gentillesse de me faire envoyer en service presse, ainsi que de ses autres romans que j’ai tous lus. Tous ? Presque… Il me reste Aubepierre à découvrir mais il n’est pas exposé… Mais l’auteur en a quelques exemplaires qu’il vend sous le manteau (si la libraire de la caisse me voit, elle va me détester ! ^^). Vous savez que les propositions malhonnêtes ne me dérangent pas si c’est pour lire des livres… Et hop ! J’embarque donc le dernier roman de Pierre Luneval qu’il me manquait (qui est en réalité son premier roman). On continue de discuter le temps qu’une jeune femme se renseigne sur ses livres (les ayant lus, j’ai pu participer à la présentation de ces derniers), que la conversation dérive inévitablement sur l’école. Ne mettez jamais des enseignants ensemble ou on va forcément parler élèves et évaluations nationales !!! Avant de partir, j’en profite pour avoir une petite griffouille sur mon exemplaire de Des canons et des roses. Prochaine rencontre le mois prochain au salon de Neuilly-en-Thelle. 😉

AubepierreRésumé : Une famille qui cherche à se reconstruire à la suite d’une séparation. Un adolescent rêveur avide d’espaces et de découvertes. Un petit cabanon perdu au milieu des pins et des chênes-lièges. Une collie immense à explorer, qui sera le témoin de premiers amours, de fêtes entre amis ou de drames familiaux. Un serment secret…
Et les années qui passent, par dizaines, avec pour toile de fond ce lieu magique, personnage central de cette histoire écrite sur le mode autobiographique. Aubepierre… Entre Ciel et Terre ?

Vous savez que quand je rencontre Pierre Luneval, inévitablement je vais voir son voisin (ou sa voisine). Depuis 2 ans que je suis cet auteur, il en est ainsi. A côté de lui se trouve Céline Ruquier Gaudriot qui me parle de son polar, Le frisson de l’ange. En même temps, un polar où on parle un peu d’histoire locale avec des secrets de familles, cela ne peut que me plaire !

Le frisson de l'angeRésumé : Un homme s’effondre sur le marché place de l’Hôtel de ville, c’est un inconnu, immensément roux.
Les commerçants vont témoigner et tenter d’aider au mieux Cécile Ledoux, le commissaire et son bras droit, Tobbias Lorsai, à démêler les fils de cette affaire. Mais qui a voulu attenter à la vie de cet homme ? Pourquoi ? Quel secret portait-il ?
L’enquête nous plonge dans le Sotteville d’antan. Une sombre histoire de pavé resurgit du passé, mettant au grand jour les secrets cachés d’une famille aux caractéristiques bien particulières…

Juste à côté de la charmante auteure, se trouve Stéphane Boudy (en général je mets une heure à faire la première allée !). Ravie de le rencontrer enfin depuis ces années de conversations virtuelles, la première chose que nous faisons c’est d’immortaliser notre rencontre en photo. Puis nous reparlons de ses deux romans que j’ai lu et il me présente les plus anciens que je ne connais pas. Généreux comme à son habitude et adorable comme toujours, il m’offre le livre de mon choix qui se porte sur Nuit sur Bali. Une envie de voyager en Indonésie…

Nuit sur BaliRésumé : Laurent part à la recherche de son ami Guillaume, disparu un jour en Indonésie. Il en profite pour découvrir.
Finalement tout découvrir, un pays entre torpeur et nonchalance, couleur et rigueur, un ami et peut-être un peu lui…

Un voyage insolite sans cliché, une recherche sans à tout prix, mais avec des craintes, des angoisses, des libertés provisoires, conditionnelles, des espaces emprisonnés.

Stéphane Boudy décrit la vie sans l’enfermer. On suit l’observateur subtil et plein d’humour qu’il est.

Je change enfin d’allée !! Mais c’est là que mon porte-monnaie va souffrir… Je fais la connaissance de Belisa Wagner qui me parle de sa trilogie, Seul. Un homme accusé du meurtre de sa femme, qui en voulant prouver son innocence va découvrir sa propre histoire de famille. Un thriller, polar, psychologique qui traite de la quête d’identité, il n’en fallait pas moins pour me convaincre et de repartir avec le Tome 1 : Renaissance sous le bras.

Seul Tome 1 RenaissanceRésumé : Geoffrey a 42 ans
Sa vie va basculer, mais il va déployer le peu d’énergie qui lui reste pour s’en sortir.

… il vit grâce à un rai de lumière qu’elle tenait à la main un sachet en plastique transparent dans lequel il distingua clairement l’arme du crime ensanglantée. Il se revit l’extraire du corps de Karine à pleine main et la lancer à l’autre bout de la chambre. Ils trouveront ses empreintes dessus dès le premier examen. Si son sort n’était pas encore scellé, il le serait dans quelques heures, sans aucun doute. Il en eut la nausée. Ce qui passa très vite lorsqu’il entendit une voix familière appelant « Papa ». Geoffrey se leva précipitamment et tenta d’aller vers la porte d’entrée. Mais, il fut immédiatement maîtrisé par deux agents et on lui intima de se rassoir en le poussant violemment en arrière. Greg continuait de tout faire pour entrer en se débattant comme un diable, donnant des coups de pied dans les tibias de tous ceux qui voulaient l’empêcher de voir son père. Il eut même l’envie de viser les parties d’un policier, mais se ravisa en entendant l’injonction de son père :
– Greg, calme-toi. Je suis là et je vais bien. Ne t’inquiète pas. C’est un malentendu. Je te jure que je n’ai pas tué ta mère.

Bon, ce n’est plus un secret pour personne j’aime le polar, thriller, policier. Seulement changer de genre ne fait pas de mal. Surtout quand Cécile Delîle me parle de son dernier roman, Zola, l’amoureux. J’aime Zola. Tout le monde connaît Zola. Le Zola littéraire qui a écrit Germinal, L’Assomoir et j’en passe. Peu connaissent l’homme, avec ses deux femmes, Alexandrine (l’officielle si on peut dire) et Jeanne (qui hérite de nos jours du titre ingrat de « maîtresse »). Cécile Delîle relate la relation complexe et complémentaire qu’Emile Zola entretenait avec les deux femmes de sa vie. Adorant la plume de Zola, découvrir sa vie d’homme tout court en lieu et place d’homme de lettres, je ne pouvais résister à la tentation (et vous savez que je suis faible face à la tentation).

Zola l'amoureuxRésumé : On connaît le romancier, le naturaliste, le journaliste, l’humaniste mais connaît-on Zola l’amoureux ? L’homme sillonne à bicyclette la campagne du côté de Médan avec son appareil photographique en bandoulière, pris entre deux coeurs… Celui de Jeanne et celui d’Alexandrine. Lequel choisir ? Il vacille, la route des sentiments est un chemin incertain qu’il a tant parcouru dans ses romans.

Je profite que le voisin de Cécile Delîle soit disponible car j’ai bien vu qu’il s’agissait de romans policiers (et oui encore !!!). Après m’avoir brièvement présenté ses trois romans, Gilles Delabie et moi partons en discussion sur le rôle et la place des médias autrefois et maintenant. A la suite de cette discussion passionnante, je me laisse tenter (encore !!) par la dernier né de cette plume, Le gendre idéal, car justement il traite de la problématique abordé avec l’auteur quelques instants plus tôt.

Le gendre idéalRésumé : « Il embrassait si bien… Ses mains effleurèrent l’étoffe de sa robe, amorçant une lente descente au creux de ses reins. La sentant frémir, elles tentèrent de soulever son jupon… Elle voulut interrompre son geste, mais il insista, elle le pressa d’arrêter, tenta d’apaiser ses ardeurs en redoublant de tendresse.
– Non ! Non… Pas ça… Je ne veux pas… Soyez gentil…
Il n’était pas gentil. »

A l’aube des Trente glorieuses, dans cette France qui balance entre twist et java, un jeune homme bien poli fait son apparition devant des millions de Français : le gendre idéal.
Le commissaire Bouvier aura le privilège de le croiser dans une enquête aussi tordue qu’un twist, aussi poisseuse qu’une java, sur un fond de cha-cha-cha oriental.
Ah oui… J’oubliais… C’était la guerre.

Dernière auteure que j’ai découverte sur ce salon, se trouve à côté de Gilles Delabie, écrit également des polars mais cette fois-ci on oublie la Normandie et je retourne dans ma Somme natale avec Béatrice de Lavalette. En Baie de Somme pour être précise. J’adore la Baie de Somme. Depuis que je suis enfant (voir même depuis toujours !) j’y vais chaque année pour les vacances, pour les promenades dans les dunes, sur les ports, à la plage. Bref c’est une partie de moi. Béatrice de Lavalette a choisi ce cadre pour donner vie à ses personnages dont l’inspecteur Favre qui aura du fil à retordre avec plusieurs enquêtes. L’une d’elle, La dernière marée, a trouvé le chemin pour finir dans mon sac de lectrice passionnée.

La dernière maréeRésumé : Aux environs de Saint-Valéry-sur-Somme, sur la route du Hourdel, les murs d’un garage sont découverts maculés de sang. Celui du propriétaire de la ferme attenante. Chargé de l’enquête, l’inspecteur Favre déniche dans une chambre un cahier ayant appartenu au petit-fils de la victime. Resurgit alors un sombre passé…

De leur côté, Hélène et Antoine s’apprêtent à passer un week-end en amoureux en baie de Somme. Mais sur une aire d’autoroute, un homme armé les prend en otage. Son exigence ? Être conduit près du petit port du Hourdel, lieu, semble-t-il, de tous les dangers.


— Le Book Haul en image —

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4 réflexions sur “Salon du livre, Aumale (76)

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