[Des plumes et moi] Entretien avec Mickaël Paitel

  • Peux-tu te présenter en quelques mots ?

J’ai 50 ans, je mesure 1m78 pour 92 kg ce qui est un beau bébé comme l’on dit. Je suis accroc à l’écriture, à l’actualité du XV-de-France et à internet. Je dirige une PME mais mon parcours professionnel est pluriel et en aucun cas singulier.

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  • Que représente l’écriture pour toi ?

Avant tout c’est le moyen d’expression le plus intéressant. Il permet de véhiculer des idées construites, argumentées et réfléchies. Certes l’assemblage de mots demande du temps mais l’écriture de romans est également pour l’autodidacte que je suis, une forme de psychanalyse. Le téléphone est trop spontané, impose de meubler par des mots parfois maladroits ou parler pour ne pas dire grand chose !

  • Depuis quand écris-tu ?

Je n’ai pas de date précise pour la genèse en tant qu’auteur. Je ne me considère pas écrivain. Comme l’a dit récemment Gérard Depardieu « ce n’est pas parce que vous écrivez des livres que vous êtes écrivain ». J’ai toujours aimé la langue Française mais à travers les paroles de chansons ! Je les connais souvent par cœur et je préfère faire entrer les textes courts dans mes oreilles que de picorer les mots avec les yeux. C’est peut-être pour cela que j’ai commencé par écrire des poèmes. Puis, j’ai voulu retracer mon parcours dans une autobiographie et cela m’a donné, par la suite, l’envie d’écrire des fictions. L’auteur Fabrice Pichon m’a conseillé à mes débuts (2012) et je l’en remercie.

  • Peux-tu nous parler de tes publications ?

Le premier livre était un polar assez sombre baptisé Le secret de la forêt des Blaches qui traitait du harcèlement au travail. J’ai enchaîné sur Une tromperie peut cacher un adultère édité par Bookstory, puis Séduction dangereuse, Le visage qui voulait faire bonne figure, Une retraite sous de mauvais auspices, Braquage en Bretagne-Sud, L’amour ne s’attrape pas au lasso et (respirez) La sagesse pour appât ! J’ai eu une boulimie d’écriture dont certains romans n’excédaient pas les 150 pages même si l’on dit que ce n’est pas toujours la longueur du récit qui prime. Je suis tombé dans le piège de l’autoédition et de l’impatience de publier et je l’ai payé cash par le biais de féroces notes de lecteurs. Depuis Braquage (318 Pages) les livres sont affinés comme de bons fromages pour qu’ils soient dévorés !

  • Comment se déroule ton processus d’écriture ? As-tu un plan défini ou te laisses-tu guider par ta plume au fil de l’histoire ?

Ma méthode est structurée. D’abord je cherche un personnage central. Exemple, je veux créer un veuf paumé qui sombre dans l’alcool. Je réfléchis, cherche le titre avec des expressions en rapport : Alcoolisme, foie, cirrhose, pas rose, prendre de la bouteille, la picole… Ce qui pourrait donner « une vie cirrhose » car j’aime les jeux de mots. Je créé un fichier Excel afin de réaliser la carte d’identité du personnage et des suivants : Exemple : Roger, fumeur, tic verbal ouais, fainéant mais fêtard… Je mélange les genres de personnages. Une bourgeoise très précieuse qui rencontre le fictif Roger ! Cela donne parfois des dialogues croustillants. Après, je mets en scènes sous la forme de dialogues des idées, jeux de mots et boutades passées que j’ai noté sur un carnet ou dans le fichier. Il me reste à imaginer des rebondissements en y pensant sous la douche ! C’est dans ce banal rituel que des idées naissent ou disparaissent dans le siphon. Je ne connais pas la peur de la page blanche ! Quand le récit est terminé je le relis deux fois, j’affine et il passe entre les mains de deux correctrices. Enfin, je confie souvent l’élaboration de la couverture à un dessinateur.

 

  • Quels sont tes projets d’écriture à venir ?

J’ai commencé l’écriture du tome 2 de Une retraite sous de mauvais auspices. Je pense le publier fin 2019. C’est une technique inédite : Deux personnages sont rescapés du roman précédent La sagesse pour appât.

  • Es-tu un petit ou un gros lecteur ? Quelle place tient la lecture dans ta vie ?

Ouvrir un livre demande plus d’effort que d’allumer l’ordinateur ! Mon intense activité m’impose du repos compensateur et je craque souvent pour la musique ou le visionnage de vidéos. Je dois lire trois à cinq livres par an mais ne le répète pas ! J’ai une liseuse et je lis parfois des auteurs indépendants comme Christelle Morize ou plus récemment Frédéric Bezies.

  • As-tu un livre préféré ?

Mon livre favori est souvent le dernier lu, apprécié et mémorisé ! Je recommande donc celui de Jean-Marie Deguignet, Les mémoires d’un paysan bas-breton. J’aime les histoires vraies.

  • Quels sont tes auteurs préférés ?

Tu m’aurais demandé mes chanteurs (e) préférés, cela aurait été plus facile de répondre. Je citerais Joseph Farnel pour les dialogues très humoristiques et Agnès Martin-Lugand pour la délicatesse de sa plume / clavier.

  • Quel livre ou auteur t’as donné le goût de la lecture ?

Bonne question… Peut-être inconsciemment le premier livre que mes parents m’ont offert : Le capitaine Fracasse. Sinon et cela va te faire rire, je dirais La Bible et Autoplus ! Adolescent, j’ai lu La Bible en écoutant Mike Oldfield et j’achetais le magazine automobile cité chaque semaine.

  • Quel livre aurais-tu aimé écrire ?

Les nuits fauves de Cyril Collard, un maître en la matière ce qui n’a rien à voir avec Maître Collard !

  • Un petit mot pour la fin ?

Merci Aurore de mettre en lumière les auteurs de l’ombre et de ne pas forcément succomber aux publicités des professionnels de l’édition qui mettent en avant des auteurs de roman certes talentueux mais, à mon avis, trop restreints en choix.

Interview réalisée en décembre 2017.

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