[Des plumes et moi] Entretien avec J. E. Briffa

Bonjour tout le monde !

Aujourd’hui c’est un auteur que j’apprécie beaucoup qui a accepté de se livrer un peu en tant qu’auteur mais aussi lecteur. J’ai eu le plaisir et l’honneur de lire son roman Le désert rouge l’an passé et je dois dire que les livres avec une bande-son ont toujours une place particulière pour moi. Vous l’aurez peut-être deviné je parle bien de J. E. Briffa


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  • Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

J’ai 33 ans et je suis originaire de Normandie où je travaille actuellement. J.E Briffa est un pseudonyme.

  • Que représente l’écriture pour vous ?

Réaliser des projets à plusieurs est parfois compliqué. L’avantage de l’écriture c’est qu’on est seul face à notre imagination. Bien sûr il y a tout un travail d’édition ensuite si on est édité, mais à la base, c’est un travail solitaire. Ça peut-être intimidant, mais au moins on avance à son rythme. Pour moi, l’écriture est un besoin. J’aime raconter des histoires, inventer des mondes, des personnages, des situations. Je suis rôliste depuis longtemps et j’adore les jeux de société, j’ai toujours baigné dans les univers imaginaires. L’écriture est un prolongement naturel de ça.

  • Depuis quand écrivez-vous ?

J’écris depuis très longtemps, mais il a fallu du temps pour sortir quelque chose de potable. Je suis rôliste depuis plus de quinze ans et dès le début j’ai voulu raconter mes histoires. Mes premières histoires datent de l’âge de 12-13 ans, je crois. Je me suis pas lancé dans l’écriture d’un roman avant mes 18 ans, d’ailleurs la trilogie n’est toujours pas finie.

  • Pouvez-vous nous parler de vos publications ?

Mon premier roman (du steampunk), Le désert rouge, a été publié chez l’ivre-book en 2016. Je suis très content d’autant que c’est le directeur de la collection à l’époque qui est tombé sur le livre en lecture sur wattpad et qui m’a proposé de l’éditer. Le désert rouge est disponible  en numérique chez mon éditeur et en version papier directement par moi et prochainement sur Amazon. Il s’accompagne également d’une bande-son originale composée par Rémi Labroche. D’après les commentaires que j’ai reçus, la bande-son est un plus, mais c’est pas pour ça que le livre se vend plus, ha ha.

J’ai participé en 2016 au calendrier de l’avent de mon éditeur avec une nouvelle gratuite intitulée L’enfant des ronces. Ensuite, j’ai sorti deux nouvelles en autoédition : Une toile de montagne (hommage à Lovecraft) ; Le phénix de Madore (Science-fiction, tendance space-opera). La première est disponible pour 1 euro seulement, la deuxième est entièrement gratuite.

 

 

  • Comment se déroule votre processus d’écriture ? Avez-vous un plan défini ou laissez-vous guider par votre plume au fil de l’histoire ?

J’ai tendance à me laisser guider par ma plume ce qui signifie que si la plume casse vous êtes coincés. J’ai de gros problèmes de rythme d’écriture et quand on s’arrête il est parfois difficile de reprendre. De plus en plus, je m’oriente vers l’élaboration d’un plan certes peu étoffé, mais tout de même existant qui permet de garder une cohérence et une vision d’ensemble même si en général quand je commence un nouveau projet, je sais où je veux aller.

  • Quels sont vos projets d’écriture à venir ?

J’en ai beaucoup en préparation, trop sans doute. C’est un problème lié au TDH/A. J’ai une certaine hyperactivité, j’ai besoin de nouveauté tout le temps, rester concentré sur le même projet est difficile pour moi.

En ce moment, il faut que je finisse ma minisérie de cyberpunk, ma trilogie de fantasy (celle que j’écris depuis 15 ans – il me reste le Tome 3) avant de me remettre sur une autre série de fantasy avec des animaux. J’hésite encore entre l’édition et l’auto-édition. Le gros avantage de l’auto-édition c’est qu’on garde nos droits et en général j’aime décliner mes romans sous d’autres formats complémentaires comme j’ai fait pour Le désert rouge.

Je travaille également sur une version bilingue du Phénix de Madore, parce que je souhaite que cette nouvelle puisse être lue par un public anglophone.

Petite exclusivité :  En 2018 débarque la première saison du Cycle de l’oeufIl s’agit d’un roman feuilleton qui mêle heroic-fantasy et steampunk, garanti sans elfe et sans orc mais avec un petit peu de magie. Le premier épisode sera disponible à partir février/mars.

  • Êtes-vous un petit ou gros lecteur ? Quelle place tient la lecture dans votre vie ?

Je me suis mis  lire très tardivement. Honnêtement au collège, on m’a dégoûté de la lecture. J’y suis revenu il y a une dizaine d’années. Maintenant, j’ai toujours un ou deux livres en cours sur ma table de chevet. J’essaie de lire tous les soirs avant de dormir parfois je lis en pleine journée quand j’ai une heure devant moi et parfois sur ma pause déjeuner. Quand j’avais 45 minutes de transport en commun pour aller au travail je les passais à lire, mais maintenant, je prends ma voiture donc c’est plus difficile.

  • Avez-vous un livre préféré ?

Je ne sais pas si j’ai un livre préféré, je pense que cela dépend du style. On peut citer 1984 de George Orwell et Le cycle des princes d’ambres de Roger Zelazny.

  • Quels sont vos auteurs préférés ?

Pêle-mêle, je dirais Orwell, Zelazny, Lovecraft, Asimov et Tolkien évidemment. Un dans chaque genre en somme.

  • Quel livre ou auteur vous a donné le goût de la lecture ?

J’avoue que je suis incapable de répondre à cette question. Je sais quels livres m’ont dégoûté, mais ceux qui m’ont redonné goût… ça a été un long processus. En y réfléchissant, c’est peut-être à force d’écrire. Quand je suis bloqué sur une situation, je me plonge dans la lecture pour trouver des solutions ou des idées nouvelles, je cherche à voir comment les auteurs ont pu aborder tel ou tel sujet.

  • Quel livre auriez-vous aimé écrire ?

Il n’y a pas de livre que j’aurais aimé écrire, de toute façon chacun apporte sa touche personnelle. Par contre , il m’arrive de voir le synopsis de certains livres à succès et de me dire: zut, j’avais l’idée moi aussi, quelqu’un l’a fait avant moi. Mais il faut pas s’arrêter là et faire ce qu’on a prévu de faire.

  • Un petit mot pour la fin ?

L’écriture demande beaucoup plus de travail qu’on ne le pense, c’est sans doute le travail le moins payé en termes de rémunération horaire (sauf pour ceux qui gagnent des millions). Il est important que les lecteurs comprennent que chaque avis compte pour les auteurs. Si vous avez aimé un livre, n’hésitez pas à les contacter ou laisser un commentaire.

Interview réalisée en décembre 2017.

– Retrouvez l’auteur, J. E. Briffa, sur son site, sa page Facebook, sur Twitter, ainsi que sur Amazon.

– Pour vous procurer Le désert rouge en version broché, vous pouvez vous rendre sur The Book Edition ou prendre directement contact avec l’auteur (via son site).

– Petite surprise : Lors du #JeudiAutoédition du 8 février un exemplaire papier de Le Désert Rouge sera à gagner.

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2 réflexions sur “[Des plumes et moi] Entretien avec J. E. Briffa

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