Salon du livre, Neuilly-en-Thelle

Samedi 25 novembre 2017

Je pense que je vais introduire une tradition à me rendre chaque année au Salon du Livre de Neuilly-en-Thelle. Cependant, je crois que je vais devoir finir par y passer la journée entière car cette année, c’est près de trois heures que j’ai passé sur place. Et oui, les retrouvailles étaient nombreuses et émouvantes pour certaines… Petit bilan.

L’entrée dans le Salon commence bien car je n’ai même pas encore fait un pas que je suis accueillie par Pierre Luneval. Pour ceux qui ne me suivaient pas encore l’année dernière, Pierre Luneval est un des auteurs que j’ai découvert l’an passé et que j’adore. Chacun de ses livres me fait passer par tout un tas d’émotions (de la peur aux larmes, de la joie à la tristesse…). Le temps de faire un petit tour, j’irai lui rendre une petite visite à sa table.

Finalement, je ne vais pas loin car la première table est celle de Mariel Sigogneau. Petite Fée a encore fait du chemin depuis l’année dernière où la trilogie était sortie. Cette année, un petit nouveau est venu rejoindre la famille : La clé d’un bonheur caché. Ce recueil de poésie simple et touchante ne fait pas partie de la trilogie mais Petite Fée a encore des choses à dire ! D’ailleurs de mon côté aussi, le premier recueil a fait son bonhomme de chemin car au-delà de mon amour pour la poésie et la merveilleuse découverte que j’ai eue, j’ai commencé à initier mes petits élèves à la beauté des mots de Mariel. Comme lors de notre première rencontre, Mariel Sigogneau est toujours aussi adorable et c’est un réel plaisir que d’échanger avec elle (d’ailleurs c’est un plaisir avec tous les auteurs !). Je lui prends donc son dernier bébé et la dédicace a ravi mes zapprenants de 6 à 7 ans car elle a pensé à eux. Autant vous dire que la semaine qui a suivit le Salon, je suis passée de Super-Maîtresse à Maîtresse-Déesse car j’ai vu Petite Fée (et j’avais la preuve en image !).

La clé d'un bonheur cachéLa clé d’un bonheur caché
4e de couverture : Et me revoilà encore parmi vous, donc, à ceux qui m’ont fait confiance depuis le début, à ceux qui m’ont donné une chance, je vous laisse avec mon quatrième tome.
En vous souhaitant, un beau voyage sans nuage, dans mon jardin de rêves ou seules mes nuits m’apaisent et mes fées viennent m’écouter.

 

Je n’ai pas le temps de faire cinq pas que je me retrouve à la table de Pierre Luneval et de sa voisine Karine Carville. A votre avis, de quoi parlent trois profs qui se rencontrent ? De l’école, du boulot et de l’Education Nationale bien sûr ! Original pour une rencontre avec des auteurs, non ? Il faut dire aussi que le dernier livre que j’ai lu de l’auteur (Si d’aventures tu meurs) parle d’un enseignant… Bref, trêve de bavardages. Si je suis venue c’est surtout pour compléter ma collection de livres (et surtout parce que l’écriture de cet auteur me manque). J’embarque donc deux petits nouveaux avec moi : le recueil de nouvelles SORBET au piment rouge (qui contient une nouvelle portant mon prénom… depuis le temps que j’en entends parler, je vais enfin la découvrir) et le polar Prophétie meurtrière en Vexin (on ne se refait pas).

Sorbet au piment rougeSORBET au piment rouge
4e de couverture : Une séance de dédicace qui vire au cauchemar, un tueur à gages souffreteux mais rancunier, un fantôme qui s’ignore, un homme qui fait commerce de ses rêves, une apparition céleste nimbée d’érotisme, un maître d’école pervers qui emmène sa classe assiter à un singulier spectacle de magie ou encore un Américain imbibé de mauvais whisky mais de bon jazz…
Les personnages de Pierre Luneval se croisent au hasard d’histoires drôles, étranges ou surréalistes dont ils ne sortent, à l’instar du lecteur, pas toujours indemnes.
Seize nouvelles à déguster… comme un sorbet au piment rouge.

 

Prophétie meurtrière en VexinProphétie meurtrière en Vexin
4e de couverture : Une vague de crimes répondant à un rituel pervers sévit sur la petite couronne parisienne. A cette occasion, l’inspecteur Diaz, policier plutôt solitaire, doit enquêter avec une jeune stagiaire non dénuée de caractère. Comble de malchance, il se retrouve loin de ses bases, dans un coin reculé du Vexin.
Bientôt, les deux détectives se laisseront gagner par l’étrangeté des lieux et des personnages qu’ils vont découvrir : une mystérieuse voyante, un berger simple d’esprit et un prêtre volage…
Et que penser de ces éclairs qui sillonnent le ciel à chaque nouveau meurtre ?

 

Bon ce n’est pas tout, mais le temps passe, et je n’ai fait que cinq mètres dans la salle depuis mon arrivée ! Je poursuis mon exploration non sans avoir promis de revenir dire au revoir aux deux auteurs.

J’aperçois non loin de là Paul-René Cousty mais il est occupé. Qu’à cela ne tienne, je fais mon petit tour et irait le saluer plus tard. C’est finalement une nouvelle venue dans ma bibliothèque que je vais rencontrer : Monique Le Dantec. Cette auteure aguerrie a justement ce qui me manque dans mes nombreuses étagères : un roman se déroulant à la période de Noël. Une histoire de loup, de fugue, de famille, de masques qui tombent. Bref, un livre qui fait envie. Bien sûr, d’autres me tentent aussi mais mon porte-monnaie ne serait pas d’accord et pour une fois je respecte mon budget ! C’est donc avec plaisir que je lui embarque Les Loups de Marvejols en ayant hâte de m’y aventurer.

Les loups de MarvejolsLes Loups de Marvejols
4e de couverture : Un Noël blanc au coeur du mystérieux Gévaudan, ce n’est pas forcément une fête tranquille ! Une famille bourgeoise, un foyer de jeunes délinquants comme voisins et un parc de loups à proximité… Ingrédients inhabituels, voire incongrus, d’une histoire de Noël pas comme les autres !
Un enfant à l’imagination galopante fasciné par les loups, un adolescent venu des banlieues qui brûlent. Leur rencontre, explosive… Et voici le récit d’une cavale éperdue de deux enfants rêveurs !
Mais c’est aussi le choc de leurs espoirs contre le monde implacable des adultes, l’incommunicabilité des êtres que tout sépare, même les mots, et le regard incisif sur des personnages à l’apparence trompeuse qui se révèlent dans leur vérité face au drame.
La question se pose : qui sont véritablement les Loups de Marvejols ?

Au détour d’une autre allée, j’ai la joie de revoir Danielle Soverini dont j’avais adoré Sur la route d’Argenteuil. Je prends le temps de discuter quelques instants avec elle, surtout que depuis ma chronique, son livre a voyagé un peu et a fini entre les mains de ma maman qui elle aussi a beaucoup aimé le voyage dans le temps que nous offre ce roman.

Je croise ensuite un poète merveilleux dont je n’ai pas encore lu tous les recueils que je possède, mais dont la plume me transporte : Philippe Correc. Nous discutons un peu, me présente ses nouveaux recueils qui parlent toujours d’amour. Ah l’amour… En même temps le sujet est tellement vaste qu’on peut écrire à l’infini sur ce thème. Allez, je ne me fais pas prier, je dois tenir un an avant de le revoir (peut-être à Boran cette fois) et Encore un vers d’amour ? vient rejoindre mes autres achats. Nous nous souhaitons de belles fêtes de fin d’année et je termine mon exploration du salon.

Encore un vers d'amourEncore un vers d’amour ?
4e de couverture : L’Amour avec un grand A. Qui n’en a pas rêvé ? Chacun mesure son « A » à son rêve ou sa réalité.
Premiers émois, second souffle, l’amour est présent à chaque fois. Une histoire qui nous pousse toujours plus loin, toujours près de l’autre. Un regard, un baiser, un frôlement, une danse… tout est vecteur pour ce sentiment qui nous anime.

Ce sixième recueil sera sous la forme d’un triptyque poétique, voué à l’amour avec pour ce premier tome : l’amour « fleur bleue ». Le prochain sera sous le signe de la passion et le dernier sur les chemins des fantasmes et de l’érotisme.

De la découverte des premiers émois à l’amour charnel. Un vent de romantisme, de frivolité, de sensualité que vous découvrirez au cours de ces pages. Alors bonne balade sur les chemins du cœur.

Je rejoins le dernier auteur que je devais absolument voir : Paul-René Cousty. Cette fois-ci, il est libre. Je m’empresse de lui rappeler ma lecture de La nuit m’a appris que j’ai dévoré au début de cette année. La conversation se poursuit, il me parle qu’une jeune bloggueuse de 25 ans avait écrit sur son livre, que ce n’était pourtant pas son genre de lecture, qu’elle était prof de français en lycée. Bref, je me suis dit que c’était chouette que quelqu’un d’autre ait parlé de ce livre qui bien qu’il se situe dans les années 80 reste toujours d’actualité (malheureusement). Et en fait… Paul-René Cousty parlait de moi ! (ravie de savoir que j’ai toujours 25 ans ^^). Je ne re-citerai pas les compliments qu’il m’a fait (d’ailleurs il n’était pas le seul ce jour-là, à croire qu’ils s’étaient tous donné le mot), mais je n’avais qu’une envie : pleurer tellement c’était beau. Par contre, j’ai épuisé mon budget, mais cela ne m’a pas empêchée de repartir avec Racines et tourments qui se situe dans la même veine que le premier roman lu. Cela en attendant le prochain qui sortira en janvier…

Racines et tourmentsRacines et tourments
4e de couverture : On ne choisit pas sa famille, ni le milieu dans lequel on évolue. D’Ouessant à Pula, en Croatie, en passant par Paris et Marseille, s’inscrit le parcours chaotique et initiatique de Yann, jeune marin breton au tempérament fougueux et à l’âme tourmentée.
Car, comment gagner sa vie, tout en réhabilitant l’honneur familial ? Le jeune homme affronte détresse et humiliations. Il assume des choix douloureux et cruciaux, tout au long de périples s’apparentant aux traversées scélérates du Fromveur. Drames, obscurs, passions violentes, trahisons, vengeances, amours chiennes et parfois authentiques : Yann évolue dans un univers trouble et sournois, illustration parfois exacte de ses rêves et doit trouver sa voie dans une époque en pleine mutation.
Avec lui et les siens, le lecteur plonge, tout au long du siècle dernier, dans une passionnante saga familiale où les liens du sang et un certain sens de l’honneur ne sont pas de vaines expressions, mais engagent l’individu dans un long et douloureux combat avec ses propres démons. Pour devenir un homme dans ce milieu, on n’hésite pas à sauter au cœur de la tranchée, le sourire aux lèvres, quitte à se brûler les ailes au feu des illusions.

Je finis mon tour du salon en allant dire au revoir à Pierre Luneval et Karine Carville (promis je lis Le journal de L. pendant les vacances de Noël !!), la tête plein de beaux moments, les yeux plein d’étoiles. C’était Noël avant l’heure. Savoir que ce blog apporte beaucoup aux auteurs, échanger avec eux, découvrir de nouveaux univers. Tout cela m’a apporté un flot d’émotions… Et pourtant ce n’était pas le plus grand salon, la plus grande ville. Mais quand je vous dis que Neuilly-en-Thelle a une place spéciale dans mon cœur… 🙂

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3 réflexions sur “Salon du livre, Neuilly-en-Thelle

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