Le goût de la haine, Valéry Bonneau

Le goût de la haineTitre original : Le goût de la haine

Auteur(e) : Valéry Bonneau

Editions : Numérik’livres

Paru le : 29 septembre 2017

Format lu : Numérique (120 pages)

4e de couverture :

Éric et Hélène s’épuisent à rembourser leurs dettes. Le couple est fatigué, au bout du rouleau. Éric, fou amoureux d’Hélène cherche des solutions. Il est prêt à se sacrifier pour son Hélène. Lui qui a toujours tout raté veut réussir, cette fois, le coup parfait. Un coup parfaitement raté qui va plonger le couple dans un enfer de vengeance. Mais comme l’a écrit Albert Camus, n’y a-t-il pas que la haine pour rendre les gens intelligents ? Ce thriller noir risque de mettre vos nerfs à rude épreuve… à très rude épreuve. Un lecteur averti en vaut bien deux !

Mon avis : 4,5 / 5

Je commencerai cette chronique en remerciant les Editions Numerik’Livres de m’avoir proposé de lire Le goût de la haine de Valéry Bonneau via la plateforme SimPlement pro.

Dans Le goût de la haine, nous suivons tout d’abord la vie banale et bancale de Eric et Hélène. Eric a toujours eu des rêves plein la tête, des projets à réaliser. Le hic ? Il rate tout ce qu’il entreprend. Sa femme lui reste fidèle, malgré la déchéance dans laquelle son époux les a plongé. Ils sont criblés de dettes, respirent difficilement la tête hors de l’eau, l’ambiance est de plus en plus pesante, le couple s’épuisant au travail pour payer les créanciers. Puis Eric a une idée de génie. Une idée qui va permettre à sa femme de retrouver sa lumière, sa superbe, de vivre décemment. Mais même ça Eric va le rater. Et pire, il va déclencher la haine d’un ancien mafieux influent. Seulement, Eric va découvrir une autre part de sa personnalité, à savoir jusqu’où cette histoire de vengeance va le conduire…

Ce qui est très agréable dans Le goût de la haine est la structure du roman. Il est composé de trois parties. La première met en place l’intrigue : la vie plan-plan du couple, l’idée d’Eric pour libérer sa femme des dettes astronomiques, la conséquence. Puis dans le deuxième partie, le nouveau plan d’Eric qui s’installe avec beaucoup de zones d’ombre pour le lecteur à ce moment-là. Et enfin dans la troisième : une explosion de violence et la vengeance sans limite avec la chute de l’histoire. Tout au fil de chacune de ces parties, on suit brièvement plusieurs personnages. D’abord Eric et Hélène, puis le point de vue de Théo leur fils. Ensuite arrive le point de vue de Max (je ne dirai rien sur lui pour ne pas dévoiler davantage l’intrigue) et un point de vue plus général avec un narrateur.

Les points de vue sont très rapides la plupart du temps, de ce fait on prend un bon rythme de lecture. Ils sont d’ailleurs très bien écrits. On imagine parfaitement le petit comptable fou amoureux de sa femme, l’épouse qui adore son mari mais ne supporte plus cette situation, l’adolescent qui ne comprend pas la situation de ses parents, qui haït son paternel. Bref, des personnages hauts en couleur et pleins de surprises !

Ensuite le contenu… C’est noir, sombre, dark. Tout ce que l’on veut dans ce domaine de l’impensable. Car c’est bien ce que les personnages vont mettre en oeuvre : une vengeance dans un bain de sang saupoudrée de violences.

Malgré ce côté très noir (on est quand même prévenu dans le résumé !), l’intrigue est cohérente et la fin bien que prévisible (pour Eric surtout) est la touche finale parfaite. La folie d’un homme conduit à réaliser des choses improbables et impensables. L’amour est la pire des armes…

  8 comments for “Le goût de la haine, Valéry Bonneau

  1. carotoubaton
    19 novembre 2017 à 17 h 34 min

    Super article ! Une des rédactrices de notre site en a écrit aussi un sur ce sujet ! je t’invite à aller le voir pour partager avec elle 🙂 ! En tout cas je m’abonne : jolie plume !

    J'aime

  2. 11 novembre 2017 à 9 h 51 min

    Je ne connaissais pas du tout, mais je suis très intrigué. Il faut dire que j’aime particulièrement les univers très sombres.

    Aimé par 1 personne

  3. 10 novembre 2017 à 19 h 12 min

    Merci beaucoup pour cette critique. On aurait presque pu utiliser « L’amour est la pire des armes… » comme punchline 🙂
    Après, effectivement, niveau noirceur, j’ai tout mis.

    Aimé par 1 personne

    • 10 novembre 2017 à 20 h 16 min

      Merci beaucoup pour votre commentaire. Ah oui c’était bien noir ! Mais on doit tous avoir un côté sadique pour écrire ou lire ce genre de roman. 😈

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  4. 10 novembre 2017 à 16 h 53 min

    C’est alléchant comme livre, c’est tout à fait ce que j’aime!

    Aimé par 1 personne

    • 10 novembre 2017 à 18 h 31 min

      Franchement je ne m’attendais pas à ce que ce soit aussi noir mais j’ai adoré. Sûrement mon côté sadique qui ressort ? 😈

      J'aime

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