[Des plumes et moi] Entretien avec Christophe Meignen

Bonjour tout le monde !

On se retrouve pour notre rendez-vous dominical : une interview d’auteur. Ce dimanche, c’est Christophe Meignen qui a publié récemment Paroles de fans chez Edilivre. Personnellement, je ne suis pas une grande fan de Céline Dion mais pour tous les admirateurs de la québécoise, il peut devenir une pièce de collection.

Je laisse maintenant la parole au charmant Christophe afin qu’il vous parle lui-même de son oeuvre.

A bientôt !

  • Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Christophe Meignen, j’ai trente-deux ans. Je vis à Rennes, en Bretagne. Je suis ATSEM (agent territorial spécialisé en écoles maternelles). J’ai obtenu mon premier prix littéraire le 5 mai 2012 Médaille d’Argent, pour mon livre A tous ces cris lors du concours Littéraire International des Ateliers d’Arts de Servon sur Vilaine.

Puis, le Prix d’honneur, le 9 mai 2015, dans la catégorie Recueil de nouvelles pour A cette prochaine fois lors du 5ème Concours Littéraire International 2015 des « Ateliers d’arts de Servon sur Vilaine ».

Très tôt, j’ai découvert mon homosexualité. Je l’ai cachée durant de longues années du fait que je vivais dans une toute petite commune. Et surtout à cause de ce que je subissais à la maison.

Je finis mes études en 2007. J’ai vingt-deux ans.

Je fais différents métiers dans la vente, l’agriculture, le paysagisme, le social, la santé, …

De 2004 à 2010, je fais de nombreux voyages qui m’amèneront en Irlande, au Maroc, à Jersey, à Monaco, en Italie, en Belgique, en Suisse, au Luxembourg et pour finir en Australie.

Je commence à montrer mes écrits en 2004 à ma sœur, chez un ami. Puis, au lycée, à ma professeure de français qui m’encourage dans ce sens, à continuer d’écrire.

Elle me conseille de me diriger vers un groupe d’échanges de paroles pour les adolescents, « Vivre et L’écrire » à Orléans. Il s’en suivra de nombreuses lettres échangées par ce groupe de parole.

Puis, vue mon orientation sexuelle, je me renseigne sur l’association Commune vision, puis le LGBT de Rennes.

  • Que représente l’écriture pour vous ?

L’écriture est une thérapie, un exutoire. Tout ce que je ne dis pas par oral, je le fais par le biais des mots. Au tout départ, quand j’ai commencé à écrire à l’âge de douze ans, c’était une thérapie, une façon de m’évader de mon quotidien. Et surtout de ma jeunesse et de mon atmosphère familiale. L’écriture m’a beaucoup aidé et continue à le faire encore aujourd’hui. En elle, je trouve la force de me battre, d’affronter des choses que sans elle je ne trouverais pas. C’est comme un bouclier, une armure, qui me permet d’avancer et de gravir des épreuves pour ainsi dire. Ma plume est comme une amie. Elle m’aide à cicatriser les plaies de mon passé.

  • Depuis quand écrivez-vous ?

J’ai commencé à écrire à l’âge de douze ans. J’étais en cinquième, je m’en souviens très bien. C’était durant un cours de français avec mon professeur Madame Lucas. Nous avions une rédaction à faire sur le thème de la nature. J’avais choisi d’écrire sur un scarabée et une grenouille qui parlent. Au début, je gardais mes écrits cachés dans mon armoire, dans ma chambre. C’était mon jardin secret. J’ai commencé à montrer mes textes en 2004, chez un ami en compagnie de ma sœur où je leur ai lu quelques phrases.

La passion pour l’écriture me vient depuis mon plus jeune âge. A mes douze ans, j’ai commencé à griffonner quelques pages de papier. Mais ces derniers n’étaient que des brouillons. Je les gardais personnels.

C’était mon jardin secret, ma bulle, mon univers. Ma maman nous incitait à lire mes frères, ma sœur et moi-même. Elle nous avait abonnés  à diverses  revues de l’époque, (Couliquou, Astrapi, Fripounet, J’aime Lire, Chair de Poule,…). Elle nous a encouragés à lire pour qu’on apprenne des choses et qu’on développe notre imaginaire.  Au collège, j’ai participé aux Prix Ados, j’ai gagné deux fois un chèque de 50 francs à l’époque. J’ai eu l’occasion de participer à une rencontre avec des auteurs de livres comme Evelyne Brisou Pellen et d’autres à Rennes, à L’espace Triangle.

  • Pouvez-vous nous parler de vos publications ?

A mon actif, quinze livres édités grâce au soutien de ma première maison d’Édition Edilivre.com.http://www.edilivre.com.

Ce sont pour la plupart des recueils de poèmes, des nouvelles, des romans.

Le mouvement des mots paru le 13 juillet 2011
À tous ces cris paru le 1er septembre 2011
À cette autre ressemblance paru le 1er septembre 2011
Au fil de l’eau paru le 5 décembre 2011
À cette aventure humaine paru le  21 décembre 2011
À cette prochaine fois paru le 4 février 2013
À tous ces visages paru le 9 janvier 2012
Là, où je m’en échappe paru le 30 janvier 2012
Le danseur classique au destin tragique paru le 10 février 2012
D’aussi loin que je t’attendais paru le 10 février 2012
À cette toute autre hypnose paru le 19 mars 2013
Là, où je m’en évade, … paru le 9 septembre 2013
À ce cœur paru le 4 octobre 2013
À cet héritage sans fuite et sans bonheur… paru le 5 janvier 2015

Paroles de Fans paru le 20 juin 2017

  • Justement, venons-en à votre dernière publication. Pouvez-vous nous en dire davantage ?

Je suis tombé en amour, comme on dit au Québec de Céline Dion

Ma chanson préférée de Céline Dion est « Pour que tu m’aimes encore ».

Dès l’instant que je l’ai entendue chanter « The power of the dream », lors de l’ouverture des Jeux Olympiques d’Atlanta le 19 juillet 1996, mon cœur c’est mis à battre.

A cette époque, je n’avais que onze ans, mais je savais que ma vie allait changer, prendre un autre tournant.

Céline fait partie de ma vie, dans tout mes moments, qu’ils soient heureux ou malheureux, elle m’accompagne partout.

Comme mon idole, je suis superstitieux et membre des « P.A. » : pleureurs anonymes, comme elle l’évoquait si bien au début de sa carrière.

Maxime Le Forestier a également écrit une chanson à ce sujet au titre évocateur pour cette chanteuse : « Moi quand je pleure ».

Sa voix me fascine, m’émeut. C’est son instrument. Elle sait le maîtriser comme personne. C’est une grande perfectionniste. Son talent est son art. Elle a des valeurs auxquelles je fédère.

Elle sait d’où elle vient. Moi aussi, je suis issu d’une famille nombreuse. Je sais d’où je viens. Je ne renie pas mes origines.

« Quand on sait d’où l’on vient, on sait ou l’on va! » Céline Dion.

Je rajouterais aussi ce proverbe africain: « Lorsque tu ne sais pas où tu vas, regarde d’où tu viens. ».

Son parcours me fascine à tel point, que je me suis mis à écrire mon premier livre à l’âge de mes douze ans. Aujourd’hui, je continue à écrire et j’ai obtenu deux prix littéraires grâce à mon admiration et ma ferveur qui me donnent tant d’inspiration dans mes écrits.

Ce que j’admire le plus chez elle, c’est qu’elle ne s’est jamais comparée à qui que ce soit. Elle a su rester humble, généreuse, accessible et très proche de son public. Elle donne tellement qu’on ne peut qu’en recevoir.

Elle dit tout sans aucune retenue, c’est pour cela que je suis si attaché à elle. La chanson qui la définit le plus est « On ne change pas ». Pour moi, au fil des années, j’ai pu m’apercevoir de ce coté fragile et elle est en même temps humaine et forte.

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En mémoire des un an de la disparition de René Angélil, j’ai eu l’idée de réunir des fans de Céline Dion du monde entier, afin de lui témoigner notre soutien et notre attachement pour elle ainsi que pour René. Je suis à l’origine du livre : Paroles de fans, dédié à René Angélil, offert à Céline Dion.
Ce livre est constitué de cent cinquante huit témoignages de fans à travers le monde, où vingt-trois pays sont représentés.  Il s’agit de témoignage de Fans à travers le monde qui témoignent leurs amour et leurs expérience  vis à vis de Céline.
Ces témoignages de fans proviennent du Québec, du Canada, des Etats-Unis, D’Italie, du Royaume-Uni, d’Indonésie, de Slovaquie, du Chili, de Bulgarie, d’Hongrie, du Mali, du Paraguay, d’Inde, des Philippines, de Myanmar, d’Argentine, du Maroc, du Sénégal, de l’Ouganda , de Madagascar, de la Belgique, d’Espagne, de la France…

  • Comment se déroule votre processus d’écriture ? Avez-vous un plan défini ou laissez-vous guider par votre plume au fil de l’histoire ?

Pour écrire, il me faut un calme reposant. Qu’il n’y ait pas de bruits parasites qui viennent perturber mon inspiration. Mon processus d’écriture est le suivant : j’aime être seul dans une pièce dans le silence à écrire durant quatre à cinq heures. Avant que je me mette dans l’écriture, je lis beaucoup. Et l’inspiration suit son cours naturellement. Ma lecture guide l’élan de ma plume.

  • Quels sont vos projets d’écriture à venir ?

Mes projets d’écriture sont la parution de romans policiers, de recueils de poèmes, de nouvelles.

  • Êtes-vous un petit ou gros lecteur ? Quelle place tient la lecture dans votre vie ?

La lecture est mon oxygène autant que l’écriture. Ils sont indissociables. Dès qu’il m’est possible de le faire, je dévore des livres. J’ai des périodes plus intenses que d’autres. Sans livres, je me vide, je me noie.

  • Avez-vous un livre préféré ?

Mon livre préféré est Les fleurs du mal de Charles Baudelaire. Ce dernier est également celui de mon chevet. Dans ce livre, tout y est dit. Je le trouve merveilleux, formidable. Si jeune et si pur. Un vrai génie des mots. Un exemple pour la littérature. Les auteurs qui m’inspirent  sont divers et variés. J’affectionne tout particulièrement Charles Baudelaire avec son chef d’œuvre Les fleurs du mal. J’admire cet homme et son livre. Ce qui est glissé sur papier et si pur et si juste  que l’on ne peut pas rester indifférent. J’admire les écrivains du XVII et XVIIIème siècles. Pour moi, ils reflètent l’émotion idéale, la vraie émotion qui émane en chacun de nous. J’aime aussi les écrivains de mon époque.  A vrai-dire, je lis de tout. Aussi bien du dramatique que du fantastique en passant par tous les registres que nous livre la littérature.

 

  • Quels sont vos auteurs préférés ?

 Les écrivains que j’affectionne le plus sont :

Charles Baudelaire, Sigmund Freud, Simone de Beauvoir, Colette, Arthur Rimbaud, Paul Verlaine, Victor Hugo, … la liste est longue. De notre époque, Jacques Salomé, Amélie Nothomb, Philippe Besson, Katherine Pancol, Grégoire Delacourt, Maxime Chattam, Marc Lévy, Anna Gavalda, Eric-Emmanuel Schmitt, Frédéric Beigbeider,  Guillaume Musso, Ken Follet, … 

 

  • Quel livre ou auteur vous a donné le goût de la lecture ?

L’auteur qui m’a donné le goût de la lecture est Amélie Nothomb. Le livre qui  m’a fait aimer les mots et leur douceur est En l’absence des hommes de Philippe Besson.

  • Quel livre auriez-vous aimé écrire ?

  Céline et René « Un amour invincible » d’Elisabeth Reynaud.

  • Un petit mot pour la fin ?

« Le bonheur dépend de l’attitude envers la vie et de la confiance intérieure ».

Interview réalisée en août 2017.

Vous pouvez retrouver Christophe Meignen sur Facebook ainsi que Paroles de fans sur le site d’Edilivre.

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Une réflexion sur “[Des plumes et moi] Entretien avec Christophe Meignen

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