Premières lignes #8

Coucou tout le monde !

On reprend sur de bonnes bases et on se retrouve ce vendredi pour notre rendez-vous des Premières lignes.

Aujourd’hui je vous propose les premières lignes d’un de mes livres préférés dont je vous ai parlé dans le premier Book to movie ce mois-ci. Il s’agit bien évidemment de Novecento : pianiste d’Alessandro Baricco.

Ça arrivait toujours, à un moment ou à un autre, il y en avait un qui levait la tête… et qui la voyait. C’est difficile à expliquer. Je veux dire… on y était plus d’un millier, sur ce bateau, entre les rupins en voyage, et les émigrants, et d’autres gens bizarres, et nous… Et pourtant, il y en avait toujours un, un seul sur tous ceux-là, un seul qui, le premier… la voyait. Un qui était peut-être là en train de manger, ou de se promener, simplement, sur le pont…. ou de remonter son pantalon…. il levait la tête un instant, il jetait un coup d’œil sur l’Océan… et il la voyait. Alors il s’immobilisait, là, sur place, et son coeur battait à en exploser, et chaque fois, chaque maudite dois, je le jure, il se tournait vers nous, vers le bateau, vers tous les autres, et il criait (adagio et lentissimo) : l’Amérique.

novecento

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