[Des plumes et moi] Entretien avec Yan Kellern

  • Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je suis médecin, ancien urgentiste, conférencier en santé et journaliste médical. J’écris donc pour la presse Grand public sur des thèmes de santé. J’habite près de Concarneau, dans le Finistère Sud, à deux pas de la mer.

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  • Que représente l’écriture pour vous ?

Écrire, c’est rêver à crédit ! J’ai toujours aimé la lecture, mais l’écriture m’a rattrapé il y a quelques années, raison pour laquelle je me suis dirigé vers le journalisme médical. En effet, j’avais l’impression, probablement erronée (un médecin n’a pas assez d’une vie pour tout voir !), d’avoir fait le tour de l’exercice médical d’urgence. J’avais donc envie de changer de vie et surtout, d’écrire, ce pour quoi je pense être fait en réalité. Mais si l’écriture médicale est intéressante, rien ne vaut de raconter des histoires, créer des personnages, des situations. En outre, j’ai toujours été attiré par les thrillers, les policiers et autres romans d’aventure. D’autres médecins se sont lancés dans l’aventure de l’écriture. Alors pourquoi pas moi ?

  • Depuis quand écrivez-vous ?

Je suis entré dans le journalisme médical en 1997, après avoir passé un diplôme universitaire de journalisme médical. C’est en 2005 que l’aventure littéraire a commencé.

  • Pouvez-vous nous parler de votre premier livre ?

Le neuvième annulaireCe premier thriller, le Neuvième Annulaire, aux Editions du 38, relate une double enquête, ou plutôt une double traque. Deux tueurs en série : un éventreur dans le Finistère, à Concarneau (euh, ce n’est pas moi !), et un violeur-tueur surnommé Yakuza, à Paris. Les deux enquêteurs, un commissaire, ancien de l’antigang et un profileur parisien vont devoir collaborer pour mettre fin aux agissements du tueur concarnois, tout en traquant le tueur parisien. Mais ce que tous ignorent, tueurs comme poursuivants, c’est qu’un point commun les unit à leur insu, qui va précipiter leur destin. J’ai voulu que le lecteur soit dans la tête des deux tueurs et de leurs poursuivants. On a donc plusieurs points de vue possibles. J’ai souhaité également aborder la thématique de la monstruosité en mettant le lecteur face à un dilemme : entre deux monstres, lequel choisir ? Une sorte de confrontation ALIEN vs PREDATOR. Le lecteur est donc confronté à l’obligation de se choisir un poulain et de défendre un point de vue. Mais lequel ? C’est tout l’enjeu de ce livre en fait. Enfin, je déteste le politiquement correct et la fin heureuse du genre « ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants ». Bref, la fin que je propose est cynique, improbable, frustrante, dérangeante, rageante, et peut-être même insupportable pour qui aime les fins convenues. J’aimerai que le lecteur ou la lectrice l’adore ou la déteste. En clair, j’aimerai qu’en fermant ce livre, le lecteur ou la lectrice se pose la question : moi, qu’aurais-je fait à leur place ?

  • Comment se déroule votre processus d’écriture ? Avez-vous un plan défini ou laissez-vous guider par votre plume au fil de l’histoire ?

Aucun plan, aucune note, aucune frise chronologique. C’est toujours comme ça que je procède, comme pour mon deuxième roman que je termine d’ailleurs. La fin du Neuvième Annulaire, je l’ai imaginée lors d’une relecture, qui s’est transformée en réécriture. C’est ma façon à moi de préserver le suspense. Ne sachant pas où je vais, il y a peu de chance que le lecteur le sache avant moi ! En outre, le fait de ne pas savoir comment son propre livre finira autorise à explorer toutes les pistes pour choisir la plus improbable.

  • Quels sont vos projets d’écriture à venir ?

Un roman d’aventure et de suspense, qui mènera le lecteur de la naissance de l’humanité jusqu’à l’époque contemporaine où mon héros, un médecin légiste, se verra poursuivit pour une raison qu’il ignore. Puis il découvrira progressivement qu’il détient le sort de l’humanité entre ses mains. L’aventure commence avec un fil rouge, qui concernera les templiers et leur fameux secret, se promènera dans la jungle amazonienne, fera une halte au camp de Mauthausen en 1943, à New York, Durban, puis à Vancouver, où se situe le cœur de l’histoire.

  • Êtes-vous un petit ou gros lecteur ? Quelle place tient la lecture dans votre vie ?

Je suis, malheureusement, un lecteur aux abonnés absents depuis quelque temps par manque de temps justement, et je le regrette.

  • Avez-vous un livre préféré ?

Adolescent, et je crois que ça a été le déclic, j’ai été subjugué par le Meurtre de Roger Ackroyd et la maestria d’Agatha Christie puis par l’œuvre de Conan Doyle et celle d’Edgar Allan Poe.

  • Quels sont vos auteurs préférés ?

Outre les précédents, j’adore beaucoup Stephen King et Michael Crichton. Chez les français, Karine Giebel, Franck Thilliez et bien d’autres encore. Dans un autre genre, n’oublions pas non plus un génie, Frédéric Dard !

  • Quel livre auriez-vous aimé écrire ?

La bible, pour les droits d’auteurs….et plus sérieusement, l’Odyssée.

  • Un petit mot pour la fin ?

Si vous aimez les belles histoires, les fins heureuses et les tueurs nécessairement antipathiques, ne lisez pas mon livre !

Interview réalisée en mars 2017.

Le neuvième annulaire

 

Le Neuvième annulaire est disponible sur Amazon au format broché et Kindle.

Retrouvez Yan Kellern sur son site, sur Twitter ou sa page Facebook.

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