[Des plumes et moi] Entretien avec Benjamin S. Szlakmann

Il y a quelques temps déjà que j’ai pu lire La jeunesse de François, premier livre d’un jeune auteur, Benjamin S. Szlakmann. Ce qui m’avait plu dans ce livre, tout comme dans ceux de Céline Barré, c’est qu’on a un regard humoristique sur les personnes politiques d’aujourd’hui.

Je ne vais pas vous détailler à nouveau mon avis que vous pouvez lire par ici.

Aujourd’hui, je laisse la parole à l’auteur de ce livre très divertissant. Par contre, non ce n’est pas fait exprès que l’entretien de l’auteur de La jeunesse de François (qui porte quand même sur une jeunesse fictive de François Hollande) soit publiée en ce jour de premier tour de vote pour les présidentielles. C’est vraiment un hasard de calendrier…

Allez, je me tais et je vous laisse lire l’interview, encore merci Benjamin pour vos réponses !

  • Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Benjamin, je m’intéresse surtout au sport et à la politique. J’aime lire, écrire, dessiner, et manger du chocolat noir.

B.S Szlakmann (2) (Medium)

  • Que représente l’écriture pour vous ?

J’aime les mots, leur pouvoir évocateur, leur capacité à transformer les perceptions et frapper les esprits. J’aime aussi le dédoublement qui s’opère au moment où l’on écrit : c’est un autre qui prend le contrôle, on ne sait pas vraiment d’où ça vient… c’est une expérience unique, quasi-métaphysique.

 

  • Depuis quand écrivez-vous ?

La Jeunesse de François est mon premier roman. J’ai écrit les premières lignes en 2014, soit deux ans après l’accession de François Hollande à la présidence de la République.

 

  • Pouvez-vous nous parler de votre premier livre ?

La Jeunesse de François est une fiction inspirée de faits réels, une sorte de vaudeville où se mêlent et se démêlent les jeunes François Hollande, Ségolène Royal, Dominique de Villepin et Dominique Strauss-Kahn. J’y ajoute un écrivain totalement imaginaire, assez excentrique, qui est sans-doute le véritable héros de cette histoire. C’est d’ailleurs lui qui ouvre le premier chapitre du livre, confronté à Bernard Pivot dans son propre rôle.

 

  • Comment se déroule votre processus d’écriture ? Avez-vous un plan défini ou laissez-vous guider par votre plume au fil de l’histoire ?

J’avais une idée de départ assez vague inspirée par la célèbre photo de classe de la promo Voltaire de l’ENA. La politique française étant un cirque permanent, je me suis dit qu’il serait dommage de ne pas en profiter pour en tirer de la matière ! Le reste est venu assez spontanément. J’ai laissé aussi une (toute) petite place aux techniques d’écriture automatique. Puis j’ai restructuré l’ensemble.

 

  • Quels sont vos projets d’écriture à venir ?

J’aimerais écrire des chansons. J’ai déjà beaucoup de textes en stock, il me faut maintenant quelqu’un pour les mettre en musique !

 

  • Êtes-vous un petit ou gros lecteur ? Quelle place tient la lecture dans votre vie ?

Je lis énormément la presse. Ensuite viennent les essais, puis les romans, qui sont en général des classiques. La lecture est plus qu’essentielle, c’est un besoin vital.

  • Avez-vous un livre préféré ?

J’en ai beaucoup ! Quatre-vingt-treize (Victor Hugo) ou La condition humaine (André Malraux) sont des chefs d’œuvre. Il y aussi la biographie de D.H.Kahnweiler par Assouline, que je viens de finir, c’est un livre magnifique, très bien documenté, qui chronique l’histoire politique, sociale et artistique du XXe siècle à travers la vie d’un marchand d’art.

 

  • Quels sont vos auteurs préférés ?

Pêle-mêle, Romain Gary occupe une place importante pour sa tendresse et son humour, Zola traverse bien les époques, Céline a réinventé la littérature, Saint-Exupéry est un immense poète, Sollers est un surdoué. Et Houellebecq est sans égal pour sentir et décrire son époque. A l’étranger, j’apprécie Roth, Zweig, Dostoïevski, Nothomb, Ellis, Bouvier, Orwell, Keret, Daoud

 

  • Quel livre ou auteur vous a donné le goût de la lecture ?

Charlie et la chocolaterie (Roald Dahl) ! Il y aussi L’Equipe et le Livre des Records que je parcourais de long en large, mais ce n’était pas vraiment de la littérature…

 

  • Quel livre auriez-vous aimé écrire ?

Je ne sais pas… Peut-être Le sanglot de l’homme blanc (Bruckner), un essai magistral, à l’écriture parfaitement maîtrisée, au propos clairvoyant et courageux pour l’époque.

 

  • Un petit mot pour la fin ?

Bonne lecture !

Interview réalisée en mars 2017.

la-jeunesse-de-francois

 

La Jeunesse de François est disponible en version numérique sur Amazon, iTunes, Fnac et Kobo.

 

– Retrouvez Benjamin S. Szlakmann sur Twitter.

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