Rencontre « Premiers chapitres » avec Marco Peano

Au moment de me décider si j’allais au Salon du livre à Paris, j’ai tenté ma chance pour un des ateliers proposés à savoir une « Rencontre Premiers chapitres » avec un auteur. Avec la chance que j’ai, je n’ai pas trop eu le choix puisqu’il n’y avait qu’une rencontre de planifiée le samedi. Avec Marco Peano. Je ne connaissais pas du tout. Pour cause : la sortie de son premier roman L‘invention de la mère se faisait le jeudi 23 mars soit deux jours avant ma venue au salon. Je me suis donc inscrite pour cette rencontre, sans trop vraiment y croire. Finalement, j’ai été retenue et j’ai pu recevoir en avant-première un extrait de son roman (les trente premières pages).

Pour commencer voici le résumé de L’invention de la mère :

L'investion de la mèreAtteinte d’un cancer depuis dix ans, la mère de Mattia sort de l’hôpital pour mourir chez elle, entourée de son mari et de son fils. Démunis et écrasés de douleur, ceux-ci assistent à la disparition programmée d’une femme qu’ils ont aimée et aiment encore. À vingt-six ans, Mattia, le fils, refuse d’avancer dans la vie – comme s’il pouvait retenir sa mère. Ses rêves de cinéma, ses amours attendront.
Avant, pendant et après la mort de sa mère, il tente de figer chaque souvenir et de chasser l’image d’une femme diminuée par la maladie. Saisissant tantôt avec délicatesse, tantôt avec ironie, chaque détail du quotidien pour mieux mettre la douleur à distance, Marco Peano rend son récit touchant sans jamais tomber dans le pathos – et fait d’une histoire singulière un roman universel.

 

En bonne élève, j’ai bien évidemment lu cet extrait avant de me rendre le samedi 25 mars à midi à l’Atelier de Livre Paris. Comme c’était mon jour de chance, l’auteur était en retard, puis c’était à l’interprète d’être coincé dans les transports en commun. Heureusement toujours dans la bonne ambiance du salon, je me retrouve à côté d’une jeune auteure avec qui nous échangeons sur la littérature en général. Ça me manque vraiment de ne pas avoir de proche passionné, car ce genre d’échange est vraiment intéressant ! Finalement avec 20 minutes de retard, la rencontre peut commencer.

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  • La conception de L’invention de la mère

Marco Peano nous explique que son roman est basé sur sa propre expérience, il contient des éléments autobiographiques. Comme Mattia, sa mère est décédée des suites d’un cancer alors qu’il était âgé de vingt-six ans.

L’invention de la mère n’a pas été écrit d’un seul jet. Certaines scènes – souvenirs – qui étaient encore très claires dans la mémoire de Marco Peano ont été écrites en premier. Puis, il a fallu faire un travail sur soi, rechercher d’autres souvenirs et enfin créer du lien entre tout cela.

C’était un travail littéraire difficile et douloureux car il fallait se souvenirs des choses qu’on ne se rappelle pas forcément.

  • Premiers chapitres

Les premières lignes du livre décrivent un souvenir très clair qui a marqué l’auteur : le moment où sa mère a été renvoyée à la maison alors que les médecins avaient annoncé qu’il n’y avait plus rien à faire.

A la fin des premiers chapitres (que l’on nous avait envoyés), il est question d’une cellule familiale réunie autour de la mère. Suite au décès de la mère, nous nous demandons ce qui arrive à cette cellule familiale amputée d’un de ses membres.

Les liens se sont reconstruits car les liens de la mère ont intégré le père et le fils.

Dans L’invention de la mère, Marco Peano utilise la troisième personne du singulier. il explique ce choix pour pouvoir prendre ses distances entre son vécu et celui de son personnage, Mattia. Bien évidemment, Mattia est un personnage proche de Marco puisqu’ils vivent la même tragédie au même âge. Tout du moins au début du roman, puisque dans la deuxième partie Mattia a toujours vingt-sept ans alors que l’auteur, lui, a continué de vieillir.

C’est une envie pour que l’histoire ne soit personnelle mais concerne toutes les personnes.

  • Un succès inexpliqué

Lorsqu’on lui demande comment il analyse le succès de son roman, Marco Peano reste dubitatif. Bien évidemment, il est touché que son histoire touche et émeut d’autres personnes ayant vécu ou non une situation similaire, mais il ne peut expliquer un tel engouement.

C’est inattendu et pourtant, une chose très belle.

  • Projets

A l’heure actuel, Marco Peano n’envisage pas un prochain livre. La vague émotive et l’engagement que lui prend L’invention de la mère est encore trop présent.

* Les citations sont des bribes de l’entretien
(traduites évidemment par l’interprète
puisque je ne parle pas un mot d’italien ^^)

Encore merci à cet auteur charmant, très humble qui nous a parlé pendant près d’une heure sur son livre, ses choix, sa vie, la littérature en général. Un échange très enrichissant et une rencontre passionnante. Merci à Babelio pour avoir organisé cette rencontre.

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