Un appartement à Paris, Guillaume Musso

Un appartement à ParisTitre original : Un appartement à Paris

Auteur(e) : Guillaume Musso

Editions : XO Editions

Paru le : 30 mars 2017

Format lu : Broché (463 pages)

4e de couverture :

« L’art est un mensonge qui dit la vérité… »

Paris, un atelier d’artiste caché au fond d’une allée verdoyante.
Madeline l’a loué pour s’y reposer et s’isoler. A la suite d’une méprise, cette jeune flic londonienne y voit débarquer Gaspard, un écrivain misanthrope venu des Etats-Unis pour écrire dans la solitude. Ces deux écorchés vifs sont contraints de cohabiter quelques jours.

L’atelier a appartenu au célèbre peintre Sean Lorenz et respire encore sa passion des couleurs et de la lumière. Terrassé par l’assassinat de son petit garçon, Lorenz est mort un an auparavant, laissant derrière lui trois tableaux, aujourd’hui disparus. Fascinés par son génie, intrigués par son destin funeste, Madeline et Gaspard décident d’unir leurs forces afin de retrouver ces toiles réputées extraordinaires.

Mais, pour percer le véritable secret de Sean Lorenz, ils vont devoir affronter leurs propres démons dans une enquête tragique qui les changera à jamais.

Mon avis : 3,5 /  5

Quand on me propose un service presse du dernier roman de Guillaume Musso, je me vois mal dire non (car j’avais plutôt bien apprécié La fille de Brooklyn le mois passé). C’est donc avec une certaine joie mais aussi une appréhension que je suis entrée dans l’univers de Un appartement à Paris car la critique presse semble unanime : c’est du grand Musso, le meilleur du meilleur etc… Et j’ai peur de passer à côté de quelque chose !

Commençons par le commencement. Un appartement à Paris relate l’histoire de Gaspard Coutances, auteur de pièce de théâtre, et de Madeline Greene, ex-policière aux tendances dépressives. Ils débarquent chacun de leur côté à Paris. Un malencontreux bug informatique a fait que ces deux personnes que rien ne rapproche, ont loué le même appartement pour le même jour : l’appartement abritant l’ancien atelier du peintre Sean Lorenz, tragiquement décédé l’an passé d’une crise cardiaque.

Chacun des deux, avec son caractère de cochon bien affirmé, ne veut pas cohabiter avec l’autre. Une histoire d’amour en devenir ? Certainement pas ! Ce livre est plutôt sombre dans les événements et thématiques (la scène de suicide en introduction ne me contredira pas) même si parfois le ton employé est un peu léger et prête à faire sourire le lecteur.

Gaspard et Madeline ne se supportent donc pas mais vont vite faire équipe en se découvrant une passion pour le défunt peintre dont ils ont loué l’appartement. Ils découvriront chacun de leur côté la biographie de Sean Lorenz, recouperont leurs informations (qui se complètent à merveille) et développeront leur passion pour la vie tourmentée de ce génie aux pinceaux.

J’arrête là de raconter l’histoire, et vous délivre enfin mon avis sur ce roman de plus de 400 pages.

D’abord par le positif. L’écriture de Guillaume Musso y est très agréable, j’ai sans difficulté enchaîné les chapitres, bien qu’il m’ait fallu cinq jours pour lire ce pavé littéraire (merci le boulot qui m’épuisait !). Mais l’écriture de Musso a un quelque chose d’addictif, qui fait qu’on peut se plonger facilement dans l’histoire aux côtés des personnages.

Cependant, par moment, je ne voyais pas trop où l’auteur voulait nous emmener, quel était le but de tout cela. Je l’avoue, aux deux tiers du livre, je me suis un peu ennuyée, ne voyais pas la fin de l’histoire mais cet ennui n’a pas duré puisque de nouveaux rebondissements ont fait leur apparition.

L’ensemble reste correct, il y a malgré tout quelques rebondissements, un peu de suspens et quelques surprises de temps à autre. De plus, les chapitres courts, l’alternance de points de vue, donnent une bonne dynamique à la lecture, on ne voit pas les pages défiler.

Les personnages sont plutôt bien dépeints. Si le peintre Sean Lorenz reste peu crédible (c’était quand même le plus grand génie de tous les temps révélé sur le tard…), sa vie tourmentée, son passé, comme ses expériences de mort imminente, ont trouvé grâce à mes yeux. J’ai également beaucoup apprécié Gaspard Coutances, cet auteur alcoolique misanthrope au passé tourmenté. Seule Madeline Greene n’a pas suscité de réel intérêt à mes yeux. D’ailleurs les passages ne la concernant uniquement, ne m’ont guère intéressée. Je n’ai pas bien définie son rôle… N’importe qui aurait fait l’affaire à sa place.

On trouve dans ce roman de belles réflexions : sur la paternité, la fécondation in-vitro, la psychologie des gens… Cela nourrit le roman et comme l’écriture y est assez fluide, c’est agréable et intéressant à lire.

Passons clairement à ce qui m’a déplu. L’histoire se déroule de manière préprogrammée, de manière très peu crédible. Les personnages sont bloqués dans leur enquête et n’ont plus aucune piste à exploiter ? Pas de souci, ils vont se retrouver avec un nouveau personnage qui va leur apporter la pièce manquante sur un plateau en argent (ou contre de l’argent).

Je veux bien qu’il y a nécessité de trouver de nouveaux éléments et d’avancer mais à chaque fois, c’est un peu gros. Les gens ne se confient pas aussi facilement dans la réalité. Personnellement, même si je rencontre une personne qui me semble sympathique, je ne vais pas lui déballer toute ma vie dans les moindres détails cinq minutes suivant notre rencontre.

La fin a été le coup de grâce ! Sans en révéler le contenu, je m’attendais à tout sauf à ça. Pourtant j’en ai imaginé des fins probables pour ce roman (c’était la partie exaltante : « Comment ça va finir cette histoire ??« ) Ça pourrait être un bon point me direz-vous ? Seulement là, aucun élément ne pouvait conduire à cette fin, c’est « grotesque ». Je ne peux pas croire que Guillaume Musso était à ce point en panne d’inspiration. Cet avis n’implique que moi, mais je n’arrive toujours pas à comprendre cette fin. C’est juste n’importe quoi. Je m’attendais sûrement une fin avec un retournement de situation ou autre. Là c’était… facile.

Vous l’aurez compris, mon avis est mitigé. Cependant, cela reste une lecture agréable. Ce n’est pas le meilleur roman de Guillaume Musso, mais pas le pire non plus. Je fais peut-être une fixation sur cette fin qui ne me convient pas… Elle convient sûrement à d’autres lecteurs. Les inconditionnels de Guillaume Musso y retrouveront sans doute leur repère, surtout à travers divers clins d’œil à des lieux ou personnages provenant d’autres romans (n’ayant pas lu tous ses livres, je n’ai pas toutes les références). Bref, une bonne lecture, mais inférieure à mes attentes, après tout le bruit qu’il y a autour…

Publicités

Une réflexion sur “Un appartement à Paris, Guillaume Musso

  1. Pingback: Bilan lecture #7 | Des plumes et des livres

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s