Sur la route d’Argenteuil, Danielle Soverini

sur-la-route-dargenteuilTitre original : Sur la route d’Argenteuil

Auteur : Danielle Soverini

Editions : Editions Libre Label

Paru en : Septembre 2014

Format lu : Broché (375 pages)

4e de couverture :

Danielle Soverini, avec ce nouveau roman épistolaire, nous transporte dans la période de l’Entre Deux Guerres. L’auteur nous fait vivre l’histoire d’un couple de jeunes amoureux que tout semble séparer : Maud, petite française de quinze ans et René 19 ans, immigré italien, arrivé en France avec sa famille dans les années ’20.

Suite à leur première rencontre, ils communiquent en s’écrivant des lettres. S’amorce alors une grande histoire d’amour, à la vie, à la mort. Leur vie quotidienne se construit dans les tourbillons des bouleversements politiques.

Certains livres que l’on écrit répondent à une envie de hurler, de médire, de croire, de témoigner, de s’affirmer, de frimer, de s’enrichir, de mentir, de faire peur, mais il y a aussi ceux que l’on écrit pour aimer et rendre l’amour que l’on a reçu.
Alors oui ! « Sur la route d’Argenteuil » est un livre d’amour.

Mon avis : 5/5

Voilà un bon moment que j’avais Sur la route d’Argenteuil dans ma PAL et que pour une raison ou pour une autre je différais sa lecture.

Pourtant, lorsque j’ai rencontré Danielle Soverini à Boran-sur-Oise en octobre dernier, j’ai été conquise par sa démarche. Après la décès de sa mère, Maud, Danielle a découvert des lettres que cette dernière a écrite à René, son mari. Cette correspondance relate les premiers émois amoureux des deux jeunes personnes qu’ils sont alors dans les années 30. Suite à cette découverte Danielle Soverini a un peu romancé leur histoire, tout en s’appuyant sur leurs lettres et évidemment le contexte historique et politique de l’Entre-Deux-Guerres et (pour l’épilogue) de la Seconde Guerre Mondiale.

En lisant ce livre, j’avais l’impression de découvrir l’époque de mes arrières-grands-parents (que je n’ai pas connus) et grands-parents. Par ailleurs, certaines situations ont fait écho à des anecdotes que ma grand-mère paternelle avait pu me raconter autrefois (je pense notamment à la naissance de Claude, qui passe ses premiers jours dans une boite à chaussures à cause de sa prématurité).

La plume de Danielle Soverini est telle, que nous sommes réellement plongés dans la vie de Maud et René, à leur époque. Pour ma génération, elle peut paraître étrange voire désuète (le travail des enfants, pas de congés payés, les difficultés financières,…) mais cela m’a vraiment rappelé les histoires de ma grand-mère. J’aimais beaucoup l’écouter parler de son enfance, de sa jeunesse, de cette époque que je n’avais jamais connue.

Savoir que cette histoire est basée sur des éléments véridiques (les lettres de Maud, René mais aussi de leurs proches ou des courriers officiels) avec les recherches historiques réalisées, renforce la crédibilité et l’émotion de ce récit.

J’ai remonté le temps pour vivre l’espace des 375 pages de ce livre dans la période d’Entre-Deux-Guerres. Je me suis sentie proche de ces personnes, dans leurs bonheurs simples mais touchants mais aussi dans leurs peines et difficultés.

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