Kafka sur le rivage, Haruki Murakami

kafka-sur-le-rivageTitre original : Umibe no Kafuka

Auteur : Haruki Murakami

Traducteur : Corinne Atlan

Editions : Belfond

Paru en : Janvier 2006

Format lu : Broché

4e de couverture :

Magique, hypnotique, Kafka sur le rivage est un roman d’initiation où se déploient, avec une grâce infinie et une imagination stupéfiante, toute la profondeur et la richesse de Haruki Murakami. Une oeuvre majeure, qui s’inscrit parmi les plus grands romans d’apprentissage de la littérature universelle.

Kafka Tamura, quinze ans, fuit sa maison de Tokyo pour échapper à la terrible prophétie que son père a prononcé contre lui.
Nakata, vieil homme simple d’esprit, décide lui aussi de prendre la route, obéissant à un appel impérieux, attiré par une force qui le dépasse.

Lancés dans une vaste odyssée, nos deux héros vont croiser en chemin des hommes et des chats, une mère maquerelle fantomatique et une prostituée férue de Hegel, des soldats perdus et un inquiétant colonel, des poissons tombant du ciel, et bien d’autres choses encore… Avant de voir leur destin converger inexorablement, et de découvrir leur propre vérité.

Mon avis : 5/5

La première fois que j’ai eu Kafka sur le rivage entre les mains, c’était un peu par hasard. A vrai dire, je ne me souviens juste que la couverture avait attiré mon attention et de ce fait, je l’avais acheté. Pourtant, ma première lecture s’est vite révélée laborieuse. Au bout de quelques chapitres, j’ai abandonné. Ce n’était pas mon genre de lecture de l’époque. Finalement, j’ai revendu le bouquin. A regret. Enfin, maintenant j’ai des regrets. Car cette année, j’ai vraiment découvert l’univers Murakami avec la trilogie 1Q84 et le roman d’apprentissage L’incolore Tzukuru Tazaki et ses années de pèlerinage. A chaque fois, c’était un coup de coeur. J’ai donc emprunté Kafka sur le rivage à la médiathèque de ma ville, bien décidée de donner une seconde chance à ce livre que j’avais apparemment incompris.

Finalement, j’ai compris pourquoi ce livre est un ovni dans ma bibliothèque. Il ne se lit pas d’une traite. Même avec la meilleure volonté du monde, les pauses s’imposent d’elles-mêmes car dans ce livre Haruki Murakami nous donne matière à réfléchir ! De ce fait, tous les 2/3 chapitres, une pause pour digérer tous les événements qui ont pu se dérouler, prendre du recul, bien les assimiler et surtout : cogiter !

Dans Kafka sur le rivage, Haruki Murakami aborde les principaux thèmes de la vie, la mort, l’amour, la liberté, et également la quête de soi notamment à travers le parcours de l’adolescent Kafka Tamura. C’est un voyage onirique qui va conduire le lecteur de Tokyo à l’île de Shikoku, jusqu’à une forêt mystérieuse.

Dans ce roman, le récit oscille entre réalité et imaginaire. Bien que certains événements comme la pluie de sardines et maquereaux, ou le vol d’âmes de chats pour créer une flûte, nous semblent totalement irréalisables dans notre monde, notre vie ; le lecteur adhère totalement à l’histoire.

Une fois de plus, Murakami joue avec l’irréalité et laisse plusieurs choses inexpliquées. A chaque fois, je suis partagée sur un sentiment de frustration car je n’ai pas eu tous les éléments, mais en même temps, est-ce que j’aurais apprécié autant ce livre, si tout m’avait été révélé ? Dans tous les cas, au fil de sa lecture, nous nous posons énormément de questions.

En bref, je dirai qu’après une première lecture abandonnée il y a 4 ans, j’ai beaucoup apprécié Kafka sur le rivage. Maintenant, je comprends pourquoi je n’ai pas aimé ce livre, il y a 4 ans. Pour une personne non-initiée à l’univers de Haruki Murakami, ce livre parait trop long, ennuyeux et original.

Mais aujourd’hui, ce livre résonne en moi. Au fil de ma lecture, je me suis surprise à réfléchir sur mon vécu, certaines phrases faisaient écho en moi, ont pris tout leur sens. Finalement, il n’y a pas que deux protagonistes qui effectuent un voyage initiatique dans ce roman mais trois : Kafka, Nakata et le lecteur. Mon avis et impression sur ce livre a beaucoup évolué en quelques années, et je pense que c’est le genre de livre qui est appréhendé de manière différente à chaque relecture. Alors que nous évoluons, même de manière minime, nous ne percevons plus les choses de la même façon.

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Une réflexion sur “Kafka sur le rivage, Haruki Murakami

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